‹ L'antisepsie dans la pratique de la chirurgie journalièreChapitre 83 sur 104 · II. PANSEMENT ANTISEPTIQUE DE LA PLAIE D'OPÉRATION DÉCOUVERTE · texte numérisé non relu

II. PANSEMENT ANTISEPTIQUE DE LA PLAIE D'OPÉRATION DÉCOUVERTE

Le chirurgien, en faisant l'amputation d'un sein, par exemple, a dû enlever une telle quantité de peau, qu'il ne peut rapprocher partout les lèvres de la plaie. Il reste alors une surface cruentée exposée à l'air. — Les phénomènes intimes de la cicatrisation sont les mêmes ici que dans le cas précédent, sauf (pie la surface de la plaie découverte doit se recouvrir d'un épidémie de nouvelle formation. S'il n'y a pas lieu de faire de greffe ou d'autoplastie, l'épidermisation se fera de la périphérie vers le centre, par la prolifération des cellules épithéliales.

Ici le pansement simplement aseptique serait insuffisant, il faut un pansement antiseptique sec. Et, comme la gaze antiseptique devra être en contact direct avec la plaie, il est nécessaire que l'antiseptique ne soit pas irritant. Il est bon de se souvenir que la surface de la plaie est alcaline. Le pansement appliqué dans le cas précédent convient très bien : on emploiera de la poudre d'iodoforme en petite quantité ou plutôt de la gaze iodoformée, qu'on recouvrira d'ouate hydrophile, de compresses et de bandes.

Lespansements consécutifs seront peu fréquents,

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