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IV. TRAITEMENT ANTISEPTIQUE DES PLAIES PAR ARMES A FEU

Nous ferons la même remarque à propos des plaies par armes à feu, qu'on doit considérer comme des plaies contuses avec ou sans fractures.

2i8 PLUES ACCIDENTELLES

Les règles générales de leur traitement sont les mêmes que pour les cas précédents.

Nous n'avons pas à rappeler tout ce que nos ancêtres ont dit sur la nature vénéneuse des plaies par armes à feu, sur leur empoisonnement 'par la halle. Des expériences nombreuses ont démontré que la balle ordinaire était généralement aseptique et que par elle-même elle n'amenait pas de complication. — On peut donc, dans certains cas, l'abandonner dans les tissus, en soignant antiseptiquement la partie superficielle de la plaie.

Mais la balle peut être dangereuse si elle a été rendue septique avant d'être introduite dans le fusil. Des expériences récentes de Lagarde ont montré que des halles infectées par le bacille du charbon ont contaminé les animaux sur lesquels on a tiré.

Faut-il ou non explorer el sonder ces blessures?

Jusqu'au temps de la méthode antiseptique, les chirurgiens avisés recommandaient d'une façon absolue de ne pas toucher à ces plaies. C'est qu'en effet ces explorations étaient presque toujours suivies d'accidents graves ; les chirurgiens de ma génération ont encore constaté souvent ces accidents. On les attribuait à l'exploration elle-même, aux froissements de la plaie, aux hémorragies, etc. Mais là n'était pas leur véritable cause. Les accidents étaient dus à ce que les agents d'exploration,

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