VI. TRAITEMENT ANTISEPTIQUE DES MORSURES
Les morsures tiennent à la fois des plaies contuses simples avec attrition (cheval) et des plaies par arrachement. Mais ici il y a un élément nouveau, car ces plaies peuvent être contaminées par des agents divers, par des germes pyogènes, dans les morsures de l'homme, par des germes septiques, dans les morsures d'animaux (de rats) ; il y a en outre les morsures des chiens enragés et celles des animaux à venin (serpents).
Au traitement antiseptique ordinaire des plaies contuses s'ajoutent donc des indications spéciales. Il faut débrider largement les plaies, arrêter immédiatement la circulation et l'absorption par une bande élastique, par une bande à anneaux, par des ligatures et des ventouses, puis cautériser; le fer rouge rend les plus grands services et peut s'appliquer en toutes circonstances, on l'a toujours sous la main, comme dans le cas suivant.
Dans une circonstance imprévue, ayant à faire chez une femme de la campagne une cautérisation urgente, dans un cas de phlegmon diffus consé-