‹ L'apaisement de la PologneChapitre 52 sur 73 · TROIS · texte numérisé non relu

TROIS

« Maintenant, nous le répétons avec une nouvelle énergie, nous voulons la Pologne libre; nous voulons la Pologne satisfaite dans ses droits et dans ses vœux; toutes nos sympathies sont pour ce peuple de héros et de martyrs ; toutes nos convictions sont contre la Russie, contre ses actes, contre ses violences. Mais précisément parce que nous désirons le triomphe de cette noble cause, nous ne voulons pas qu'on la compromette par les impatiences de la révolution, ni par des témérités qui, en isolant et en exposant la France, exposeraient au lieu de les servir les intérêts de la Pologne.

» La guerre! nous ne la repoussons pas; mais il n'y a qu'une situation dans laquelle elle est possible :

» C'est que les puissances qui ont uni leurs efforts pour la paix unissent leurs drapeaux pour la lutte.

» La France, qui a été la plus vaillante dans l'action diplomatique, serait aussi et certainement la plus résolue dans l'action effective.

}> Mais elle ne peut pas, elle ne doit pas se séparer de ses alliés. Nous sommes trois, nous ne voulons pas être un. La guerre à trois pour un intérêt commun, ce serait peut-être un devoir et une conclusion logique de l'échec des négociations communes.

M La guerre isolée, dans un intérêt qui n'est pas plus spécialement français qu'il n'est anglais ou autrichien, ne serait qu'une héroïque

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