‹ L'Aperception immédiateChapitre 70 sur 102 · Nous avons ajouté « organique · texte numérisé non relu

Nous avons ajouté « organique

éclairer et chercher à résoudre le problème de l’extériorité des intuitions objectives, et par là la grande question d’une existence autre que celle du moi.

Nous allons voir comment les deux problèmes peuvent se réduire à un seul et dépendent de la même espèce de conditions!.

« Ce raisonnement confus ou ce jugement naturel qui applique au corps ce que l’âme ‘sent?, n’est qu'une sensation qu'on peut dire composée » (Recherche de la vérité, etc).

On ne peut pas mieux exprimer ce qui fait le caractère ÿ d'unité, ia simplicité apparente de l’idée de sensation, malgré la dualité des éléments qui la composent‘. Malebranche était ainsi dans la voie d'une analyse que les vues systématiques et la méthode comme le principe de la philosophie de Descartes l'ont empêché de poursuivre.

Là où il y a des composés, il faut bien qu'il y ait des éléments distincts et séparables. Les impressions non localisées n'en affecteraient pas moins la sensibilité; nous lavons vu dans l'expérience du paralytique. Réciproquement, la partie du corps mobile à volonté, où l'impression est rapportée, serait aperçue immédiatement par l'exercice du sens de l'effort, indépendamment de toute impression reçue par l'organe sensitif.

Voilà bien les deux éléments du composé, les deux termes du rapport senti ou du jugement immédiat qu'on peut dire aussi naturel, en tant qu'il tient à la nature active et intelligente$ du moi et non point à la nature purement sentante de l'instinct animal.

On pourrait dire que l'âme de l’homme entre en possession de son corps par l'effort général qu’elle exerce, non point sur ce corps en masse, mais sur les parties locomotrices qui lui sont naturellement soumises. Get efforl qui constitue précisément l’état de veille et le distingue de celui du sommeil, où la sensibilité interne et l'imagination passive’ restent en jeu,

Page 1