‹ L'AphroessaChapitre 1 sur 29 · K. MAILLET, LIBRAIRE-EDITEUR · texte numérisé non relu

K. MAILLET, LIBRAIRE-EDITEUR

RUE TRONCHKT, 1o

Le jour où, frappant Tcau de ses trois rangs de rames, La sainte Aphroëssa se détachait du port , Sa.prott# aux flancs dorés, la pourpre de ses flammes, ËkcitaieiK dans la foule un mystique transport.

Gdnte de boucliers, de palmes, de guirlandes,

aux hommes, aux dieux, au sol, à Tair, aux flots,

[peuple athénien elle avait les off*randes,

Bt, fière, les portait au Maître de Délos. 4$

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Quand elle avait quitté le Pirée et Phalère, Dépassé les contours d'Égine aux rochers bleus, Laissé du Parthénon Tldole tutélaire Dans les roses vapeurs des lointains onduleux,

Abandonné THymette endormi sur la plage, Ménade fatiguée au manteau violet.

Adressé les saluts du pieux équipage Au temple Sunien, aussi blanc que le lait,

Elle atteignait bientôt, sur les vagues timides Devant elle abaissant leurs faciles remparts^. Les Gyclades en chœur, augustes Néréides Qui , pour la voir passer, montaient de toutes parts.

Borée au cœur chagrin, mais gendre d'Érechthée, N'aurait jamais voulu contrarier ses pas ; Les nuages grondants et la mer irritée, La sainte Âphroêssa ne les connaissait pas.

Le ciel lui prodiguait ses plus pures lumières ; Apollon rappelait et lui tendait les mains ; Du fronton des palais et du seuil des chaumières Les vœux de l'univers lui frayaient les chemins.

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