S C ÈZ^E II
ION, seul.
STROPHE
O Laurier, qui verdis dans les Jardins célestes Que l'Aube ambroisienne arrose de ses pleurs ! Laurier, désir illustre, oubli des jours funestes, Qui d'un songe immortel sais charmer nos douleurs ! Permets que, par mes mains pieuses, ô bel Arbre, Ton feuillage mystique effleure le parvis, Afin que la blancheur vénérable du marbre Éblouisse les yeux ravis !
// suspend le rameau de laurier au-dessus des bandelettes et va puiser de l'eau dans une des roches creuses, avec la coupe d'or.
ANTISTROPHE
O sources, qui jamais ne serez épuisées,
Qui fluez et chantez harmonieusement
Dans les mousses, parmi les lys lourds de rosées,
A la pente du mont solitaire et charmant !