‹ L'ApollonideChapitre 3 sur 47 · S C ÈZ^E II · texte numérisé non relu

S C ÈZ^E II

ION, seul.

STROPHE

O Laurier, qui verdis dans les Jardins célestes Que l'Aube ambroisienne arrose de ses pleurs ! Laurier, désir illustre, oubli des jours funestes, Qui d'un songe immortel sais charmer nos douleurs ! Permets que, par mes mains pieuses, ô bel Arbre, Ton feuillage mystique effleure le parvis, Afin que la blancheur vénérable du marbre Éblouisse les yeux ravis !

// suspend le rameau de laurier au-dessus des bandelettes et va puiser de l'eau dans une des roches creuses, avec la coupe d'or.

ANTISTROPHE

O sources, qui jamais ne serez épuisées,

Qui fluez et chantez harmonieusement

Dans les mousses, parmi les lys lourds de rosées,

A la pente du mont solitaire et charmant !

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