‹ L'apostolat de la priereChapitre 11 sur 84 · PRÉ · texte numérisé non relu

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\\.mt de faire connaître M lecteur chrétien h nature de cel apostolal de la Prière, auquel lo Cœur de son Dieu le eom i •. il no sera pas hors il»1 propos fle jeter un regard <m» arrière <■( de trac t rapidement l'histoire des origines de cette OEuvre. Ces origines sont humbles, sans doute, comme celles de toutes les œuvres dont l'esprit de Dieu est 1<> principe, et pourtant au milieu même de lotir obs< urité, elles nous offrent plus d'un sujet d'encouragement.

Fondé le "> décembre 1844, au pied de l'antique sanctuaire de Notre-Dame du Puy, dans un séminaire qui fournissait chaque année de nombreux api toutes les contrées du monde, l'Apostolat de la Prière n'avait d'autre but, dans le principe, que d'offrir à de jeunes religieux retenus dans les obscures occupations d'une rie d'étude, un moyen d'exercer leur zèle en s'unissant a l'Apostolat, bien obscur aussi, mais bien efficace, du Cœur de Jésus, qui sauve le monde dans les anéantissements du saint tabernacle. Cette ouvre se répandit aussitôt dans quelques communautés . dont

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elle ne contribua pas peu à redoubler la ferveur. Mais le besoin qui l'avait fait naître n'était pas particulier a la France. Vers le même temps, et tout-a-fait àjl'insu tics fondateurs de l'Apostolat de la Prière, une œuvre toute semblable s'était établie en Piémont sous le nom dV nivers sanctifié (Orbe santificato) ; et un peu plus tard, ce mouvement de zèle se propageant jusqu'au cœur de la ebrélienté, D. Vincenzo Pallotti, mort depuis en odeur de sainteté, fondait à Home, dans le même but, souslenomd' Apostolat Catholique, une pieuse Associa' tion qui a pris d'assez grands développements , et qui a même donné naissance à un Ordre religieux (li. Bientôt l'expérience a prouvé que l'esprit de l'Apostolat de la Prière et ses pratiques simples et faciles convenaient admirablement aces âmes dévouées, comme il s'en trouve, grâce à Dieu, dans cliacune de nos cités, et qui sont a la tête de toutes les bonnes œuvres. Les Congrégations de la sainte Vierge, les Associations du Rosaire Vivant dans lesquelles il a été établi, y ont

(1) Nous avions ignoré jusqu'à ces dernières années l'existence île cette Œuvre, qui cependant avait fait ass'z de bruit en Italie. Aussitôt que nous l'avons connue, nous avons prié le pieux Religieux qui avait établi eu Piénont ïOrbe santificato de vouloir s'informer s'il ne serait pas possible d'unir ensemble trois œuvres identiques par leur but, et très- semblables quant à leurs moyens. Le T. R P. Supérieur Général de l'Apostolat Catholique accueillit cette demande de la meilleure grâce. Et c'est alors que se révéla l'étroite parenté de ces œuvres qui paraissaient avoir une origine indépendante :

puisé une ardeur nouvelle. Peu à peu entre les Issociations diverses el les Communautés agrégées a l'Apostolat, une correspondance s'est organi ée, dans le but de B*entendre sur les principaux besoins de l Eglise, qui devaienl Ctre l'objet principal des prières des \ soci

tentatives, bien humbles el bien obscures d'abord, ont reçu, non seulementen France, unis à Rome mômi , d'augustes encouragements. Déjà en ls',<;, Mgr Darcimoles, 1 1 1 > i s évoque du i'u\ . plus tard archevêque d \i\. honorait l'Apostolat de sa haute protection, a laquelle Mgr de Morlhon, son successeur sur le premier siège, voulut bien ajouter, en I s i s , le poids de son autorité. Plusieurs autres évêques se sont joints a eux pour bé« nir celle œuvre. Le Souverain Pontife lui-même, l'im mortel Pie IV de son exil de Gaète, lui accordait en l s 19, de très-nombreuses indulgences. Le T. R. 1'. Général de la Compagnie de Jésus, à plusieurs reprises, a encouragé les Directeurs de l'Apostolat et a accordé

car le T. R. P. Supérieur Général de l'Apostolat montra au fondateur de l'Orbe santificato une notice sur cette dernière iru\ re, imprimée il y a qaelqaes années, et lui dit que c'était là que I». Vincenzo Pallôtti avait puisé l'idée de son As tion et d«' l'Ordre religieux qui en est sorti. Admirable fécondité de cette pensée de eèïe! Voila une plante que cette pensée fait germer presque simultanément sur deux poinls éloignés l'un de l'autre, et dont une graine, jetée par le veni de la Providence dans un s,ol plus fertile, a donné naissance à deux giMii.lv aibr s.

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à tous les Associés une participation spéciale a tous les mérites des missionnaires de son Ordre. La même faveur nous a été accordée par le T. R. P. Général de la Société de Marie.

Cependant, il faut bien le dire, durant quelques années la propagation de cette œuvre s'était bien ralentie, et elle avait perdu beaucoup de sa vigueur dans les Communautés et les Congrégations qui l'avaient adoptée d'abord avec enthousiasme. L'opuscule qui en contenait I exposé, après avoir été tiré a un nombre considérable d exemplaires, n'était plus dans le commerce; par suite de léloignement temporaire de leur rédacteur, les circulaires avaient été suspendues ; aucun moyen de correspondance n'existait plus entre les différentes branches de l'Association; aucun appui sensible ne soutenait plus cette pensée toute spirituelle, que sa sublimité même expose à s'évanouir au milieu des préoccupations de la vie de chaque jour ; et les âmes généreuses qui en avaient saisi toute la portée, après quelques réclamations auxquelles longtemps il avait été impossible de faire droit, se voyaieut obligées de renfermer dans le secret de leur cœur les saintes aspirations de leur zèle.

L'empressement avec lequel a été accueilli le présent ouvrage nous prouve que ces aspirations n'avaient rien perdu de leur ardeur.

ouatre éditions considérables, dont deux complètes et une autre abrégée, ont a peine été mises en vente, qu'elles ont été épuisées

i ii accueil .uissi honorable a été pour le rédacteur do cet ouvrage an motif de (aire tous ses efforta pour

qu'il fût moins indigne des sympathies dont il a

l'objet.

Déjà, d'après les indications du R. P. Gautrelet, fondateur de l'Apostolat de la Prière, il s'était efforcé de rendre l'exposé de cette œuvre plus Instructif, h d'établir solidement sur ses fondements théologiques la doctrine qui dans la petite brochure publiée précédemment avait dû être resserrée dans de trop étroites limites. Tour accomplir celte tâche, il a fallu pénétrer jusque dans les profondeurs du dogme catholique et présenter successivement au lecteur les enseignements les plus élevés et les plus consolants de notre sainte foi, par rapport a la fie divine de nos âmes et a leur union ineffable avec Jésus-Christ leur divin Chef, aussi bien que par rapport aux conditions de la force et du progrès îles sociétés.

Cet ensemble de doctrine a été- complété dans les dernières éditions par un exposé beaucoup plus détail!*'' de la pratique de l'Apostolat, qui nous a donné lieu d'offrir au lecteur une esquisse de la perfection chrétienne, comme nous lui avions offert dans les premières parties un abrégé du dogme.

Nous sommes heureux de reconnaître que dans cette dernière partie de notre travail, comme dans tout le reste, nous avons été' guidé par les indications du fondateur de l'Apostolat, dont nous nous faisons gloire de n'être que le secrétaire et l'interprète Gdète. ('est ii lui

que nous devons toul ce qui fait le mérite de cet ouvrage, la pensée. Nous ne nous attribuons en propre que ce qu'il a de défectueux, l'exposition malheureusement trop incomplète de cette pensée magnifique.

Mais plus nous sentons vivement toul ce qui manque de Ci1 côté à noire livre, plus nous sommes porté a bénir Dieu de ce que l'insuffisance de l'expression n'a pas empêché plusieurs grands esprits et plusieurs nobles âmes do saisir toute la beauté de la pensée. La reconnaissance nous fait un devoir de publier quelques-unes des approbations et des marques d'adhésion que nous avons reçues. Nos lecteurs en remarqueront une, émanée d'une plume chère à tous les catholiques, et qui exprime ladoclrinc exposée dans notre livre avec un éclat que nous eussions assurément été incapable de lui donner. Celles que nous devons a la bienveillance de Nosseigneurs les Evoques lui donnent un.1 autorité que ne saurait avoir la voix d'un simple Prêtre.

I ne approbation plus consolante encore pour noire cœur, puisqu'elle émane d'un père aussi tendrement chéri que profondément vénéré, est du R. P. Général de li Compagnie de Jésus, qui a bien voulu renouveler authenliqucment la faveur accordée par son vénérable prédécesseur aux Associés de l'Apostolat, a savoir la participation aux mérites de tous les membres de cette Compagnie. LeR. P. Favre, Supérieur Général de la société de Marie, a également renouvelé par une lettre où se peint son cœur d'apôtre, la concession que le vénérable fondateur de cette société avail faite verbalement a notre Association.

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Le i. R. Père Rouchome, Supérieur Général de la i ongrégation des SS < uours, * I ï t « * de Picpus, les Supérieurs Générons des Clercs réguliers rbéatins el Barnaliitcs, et le i. R. Père rimothée, Vicaire Général de la congrégation de la frappe, n'ouï été ni moins bienveillants, ni moins généreux, ot ont également f.iit entrer les associés de l'Apostolat en participation de tous mérites acquis par les religieux <t religieuses des Ferventes Congrégations qu'ils gouvernent.

Enfin, do tous les suffrages, celui que nous ambitionnions le plus vivement ne nous a pas été refusé. L'héroïque Pontife, qui représente glorieusement sur la terre le Sauveur crucifié, a bien voulu accéder, avec des marques toutes spéciales de bonté, à la demande que nous lui avions laite de renouveler à perpétuité, on faveur des Associés de l'Apostolat, les indulgences accordées pour sept ans, en 1849. Sa bienveillance paternelle ne s'en est pas tenue la, et récemment encore, en réponse a l'bumblo hommage quo nous lui avions fait de ce livre, il nous a fait adresser par Mgr Sottovia, son secrétaire, avec une bénédiction nouvelle pour nous, de nouveaux encouragements pour les Associés de l'Apostolat.

Quel motif plus puissant pourrions-nous présenter a nos frères pour les déterminer à se joindre a la ligue de /.Me dont nous leur proposons le plan? Que ne pouvons-nous pas attendre de cet appel adressé a tous les cœurs dévoués, alors qu'a notre faible voix se joint la \oi\ .lu Successeur de saint Pierre? C'est du rocher de

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