E MONSEIGNEUR L'EVÊQUE DE NANTES
Nantes, le 26 novembre 1860.
Mon Révérend Père,
J'aurais voulu vous remercier plus tôt de l'envoi que vous m avez fait d'un exemplaire de votre ouvrage sur
l'Apostolat de lu Prière. De non ; i 'uses cérémoi religieuses, des occupations de pin» en plus raultipli m'ont forci'' a différer jusqu'à ce jour l'expression de dm reconnaissance. Jamais la prière n'.i été plus nécessaire qu'en ces tristes jours -. votre livre est donc un lis re que j'appellerai de circonstance; il i -t destine, je n'en doute pas, a produira d'heureux résultats. I.c peu que j'ai pu en lire m'a fait grand plaisir, •'[ je saisirai avec empressement toutes les occasions 'If le recommander bus Prêtres et aux fidèles 'le mon Dio- Plus, en effet, suivant la pensée qui a inspiré votre ouvrage, nous serons intimemont unis de j ricres et do sentiments avec le Cœur sacré du Suiveur, plus nous pouvons espérer de voir se multiplier lesàims fortement trempées dans I.' bien et dans la vertu, qui demeureront inébranlables malgré les scandales et les m tovaises doctrines.
kgrées, mon Révérend Père, l'assurance de mon afin lueus dévouement.
V ALEXANDRE, Evéque de Nantes.
LETTRE
DE MONSEIGNEUR l/ÉVÊQUE DE VENDE.
Menpe, le 18 janvier
Mon cher et Révérend l'ère.
C'est bien tard vous remercier de la bonté que vous ave/ eue de m'envoyer votre chef-d'œuvre sur VApos
Xf.ll LETTRES
tolat de la Prime. J'en ai eu vingt fois la pensée, et le torrent des petites ou grandes affaires de chaque jour m'a conduit jusqu'à ce moment, où je puis enfin, en vous offrant mes vœux de bonne et heureuse année, m'acquitter envers vous et vous dire que vous avez, ii mon avis éclairé votre sujet d'une si vive et si pénétrante lumière, et en même temps d'une lumière si douce et si aimable, qu'il est bien difficile, après vous avoir lu, de ne pas goûter, de ne pas adopter avec empressement cet Apostolat si facile et en même temps si fructueux, que ceux qui aiment Notre-Seigneur ne sauraient assez le propager. Votre livre obtiendra ce résultat, je l'espère, je le désire de tout mon cœur, et je le demande au Cœur adorable. Je tâcherai d'y contribuer de mon mieux, particulièrement dans les Communautés auxquelles il parait destiné.
Une seule chose est a craindre dans celles où les pratiques, et en particulier celles des Associations ou Confréries sont déjà multipliées. C'est la crainte même de leur nuire en les multipliant. Aussi, vous l'avouerai-je, j'aurais autant aimé que vous n'eussiez indiqué, même comme conseils, aucune pratique, aucune prière engageant seulement à offrir pour les fins diverses de l'OEuvre celles que la piété aurait inspirées à chacun, celles mêmes, au besoin, des autres Confréries préexilantes. Cette manière de voir tient peut-être chez moi à l'habitude, ;i l'idée que je m'étais faite de l'Apostolat d'après le succès qu'il avaitobtenu dans sa forme la plus simple au petit séminaire de Saint-Pierre, où il avait parfaitement pris.
M I I !•. h-. I XIII
C'est une Idée que je soumets sans réserve i quelqu'un qui est bien plus Maire en ces matières, et bien plus expérimente' que moi I
In petit souvenir dans \os prières, mon Révérend l'ère, pour moi et pour un diocèse qui vous est plus cher depuis le mois de septembre el qui a conservé do vous un doux et précieux souvenir; et veuillez aussi agréer l'hommage de mon affectueux dévouement.
V JKA\ A. IfARIE, Evoque de Mendc.
LETTRE
M HOHSEIGNBOH L'ÉYÈQDB DE NIMES.
Nîmes, le -25 mars 1861 .
In des jours orageux comme les nôtres, mon vénéré Père, les Kvèquos ne s'appartiennent pas a eux-mêmes, le gouvernail qui leur est confié les absorbe tout entiers, esprit, temps et forces. C'est ce qui m'a condamné a ne lire l'ouvrage dont vous avez eu la bonté de m'adresser un exemplaire, que bien tard et d'une manière très-incomplète. Ce que j'en ai vu n'a fait qu'a-
(l) Le lecteur n'aura pis de peine à reconnaître que dans !e> dernièrt s édition.', nous avons prolitë de notre mieux des observations si justes il" Mgr l'évêqne de Mende.
\l.l\ LETTRES.
jouter à mes regrets, Vous ayez jugé sainement et do haut l'époque à laquelle Dieu , dans sa sagesse, a jugé convenable d'attacher notre existence. Du sentiment profond de ses besoins vous vous élevez a celui de la nécessité de la prière, et afin que la prière ellemême soit plus puissante pour guérir ce grand malade qu'où nomme notre siècle, vous voulez en faire un Apostolat général dans le monde. Vous avez bien raison. Si graves que soient nos maux, je ne les considère pas comme incurables. Mais pour nous en délivrer il faut que Dieu daigne, en quelque façon, loucher lui-même nos blessures du doigt de sa grâce et de sa miséricorde, et c'est la prière seule, mais la prière prenant le caractère d'une sainte ligue, qui le décidera à nous accorder le bienfait de ce contact salutaire.
Agréez, mon vénéré Père, avec ma reconnaissance, l'expression de mes sentiments les plus dévoués.
f HENRI, évoque de Nîmes.
LETTRE
UE SA GRANDEUR Mgr L'ËVÊQUE 1j E ItODEZ.
Rodez, le 15 décembre 1861.
Mois Révérend Père ,
Après la haute approbation donnée par le Souverain Pontife à l'Association pieuse dite Y Apostolat de la
LETTRE! \l.\
Prière, el les témoignages si Batteurs décernés par plusieurs Evoques el par plusieurs astres personnages ■ 1 i -> lingues au livre que roue avez écrit soosceméme litre, ce sérail de ma part un acte dé présomption que de vouloir augmenter car ma faible parole l'intérêt qu'inspirent l'œuvre elle-même el le volume destiné a la faire connaître avec tous ses avantages, i ependant, après avoir lu ces belles pages qu'a inspirées un zèle vldii la science, après j avoir trouvé une exposition BOlid?, claire, méthodique, qui parle a l'esprit avec une onction chaleureuse qui parle au cœur, j'éprouve le besoin de vous dire que celte lecture m a grandement édifié et consolé. Quel trésor l'Eglise possède dans ii prière el surtout dans l'association Je la prière, an union avec le divin Cœur de Jésus, por life suprême des biens futurs et roi immortel des siècles! Dieu commande ;i tout , et par la prière l'homme commande à Dieu, en vertu d'un miséricordieux contrat passé entre le ciel et la terre et signé avec le sang de la grande victime du Golgotha. Il n'\ a donc point de maux incurables tant que nous pourrons prier. Si la vue des calamités qui affligent le monde et des tempêtes qui agitent le vaisseau de l'Eglise nous remplit de douleur et d'inquiétude, la toute- puissance suppliante de la prière doit nous rendre le calme et l'espoir d'un meilleur avenir. Ces pensées, ot bien d'autres encore, se pressent dans l'esprit comme des messagères célestes, quand on lit attentivement votre livre, et je ne doute pas qu'il ne fasse un grand bien dans les âmes. C'est