PAUL, FAUSTUS, LYDIE, M ÉGARA
PAUL
Lydia...
LYDÎE.
Laisse-moi! Laisse-moi !
N'as-tu pas entendu ? J-ai le cœur plein d'effroi... Ne vois-tu pas ici le trouble où tu me jettes ? Nos âmes d'un chrétien sont-elles donc sujettes ? Je me révolte enfin. Le prêtre avait raison, Ne me parle donc plus et quitte ma maison !
PAUL
A l'oratoire juif... Demain. — J'y serai, femme.
LYDIE
Toi ! Cherches-tu la mort ?
PAUL
La chercher, Dieu le blâme La braver, il l'ordonne.
LYDIE
Ah ! malheureux chrétien !
Connais-tu le péril ?...
PAUL
Oui, je le connais bien ; Mais je serai prudent, Lydia, sois tranquille,
LYDIE
Adieu.
PAUL
Cet oratoire est-il loin de la ville ?
Non.
PAUL
Tu n'oublîras pas d'y venir ?...
LYDIE
J'y serai.
FAUSTUe.
Et toi, n'iras-tu pas, Mégara ?
MÉCARA.
Si ! j'irai...
Pour revoir Elymas ! quand il se met en rage, J'ai le cœur tout joyeux.
(a part, regardant Fau8tu!>.)
Lui chrétien... c'est dommage!
FAUSTUS
Pourquoi donc, en disant ton hymne, vers la fin, T'es-tu troublée ?
MÉOARA, Tivement.
Oh ! non, non certe.