SCENE
PAUL, FAUSÏUS, AFHANIUS, LYDIE, MKCiAHA.
LYniK, à Mégnrfl.
Je tremble...
De vunt le tribunal, ce soir!
MKUARA.
Tous deux enseuible !
LYDIE
La pitié me saisit.
MËGARA.
Moi, c'était déjà fait!
LYDIE
L'imprudent! attiKjuer les Césars!
MKr.ARA.
En effet; Mais Faustus n'a rien dit!
lA'DIE, allant ver« Afranius.
Afranius, de grâce, Sois clément !
AFRANIUS
Tout cela grandement m'embarrasse ! Paul; viens ici.
(pauI et Faustus desc. nient vers lui.)
Voyons, je te parle en ami ;
Mais toi, tu ne fais point les choses à demi.
Ce qu'on dit des Césars, chez soi, les portes closes,
Le crier en public, tu Toserais, tu Toses!
Et tu le fais devant ce maudit Elymas !
Je m'étais exilé dans ces lointains climats
Pour mieux fuir le Forum, la tribune vorace,
Pour réciter les vers de Virgile et d'Horace
En buvant à loisir le massique divin...
Grâce à toi ce beau rêve aujourd'hui sera vain :
T'épargner, ce serait pour moi fâcheuse affaire!
LYDIE et MÊCfAnA.
Airanius...
AFRANIUS
Voici tout ce que je peux faire.
MKCfARA.
Mon bon Afranius !
AFRANIUS, réfléchissant.
Après tout.... pourquoi pas?
Elymas est parti pour chercher les soldats ; Sous prétexte que Tordre est de forme frivole Et qu'un Juif aux lirteurs ne peut porter parole, Je retourne à la villo, et j'y mettrai bon temps. Mais, Paul, je ne peux rien pour toi si tu m'attends. — Si de prendre la fuite il te venait l'envie, Je ne blamc pas ceux qui tiennent à la vie; Je crois même pouvoir te donner un conseil :
Le chemin est meilleur du côté du soleil ; Pour aller vers la mer> piends la route Égnatienne,