III. Examen du sang Du sang dans l’ Appendicite
Les quelques notions succinctes que nous essayons de reproduire ici sont celles que nous avons puisées dans un magistral article du professeur Sabrazès! paru dans la Clinique el Laboratoire, du 20 mai 1933, sur « l'importance du sang dans l’appendicite ».
Disons tout de suite combien est simple et rapide la technique originale de l’auteur : elle consiste à recueillir une goutte de sang desséchée sur lame sur laquelle on renverse avec une lamelle une gouttelette d’une solution de bleu de méthylène à 1 pour 500 (P. E. d’eau de fontaine et d’eau distllée), et on fait ensuite l’examen à l’immersion. La lecture microscopique des éléments figurés nous permet d'établir une formule que nous reportons à un barême initial pour interpréter les résultats.
Rapidement nous rappelons en passant que dans les appendicites refroidies on peut trouver une lymphocytose et une monocytose relative ainsi qu'un certain degré d’éosinophi- He. Dans l’appendicite chronique la leucocytose, la poly-
nucléose, l’abaissement des neutrophiles, la variation de taux
!. Sabrazès, Traité du sang, publié par Gilbert-Weinberg, Paris, 1913- Son le Net ile
ni —
d’éosinophiles (surtout dans l’appendicite vermineuse) feront prévoir une poussée aiguë.
Est-on en présence d’une hyperleucocytose de 10.000 à 15.000 avec élévation à 70, 80, 95% de polynucléaires neutrophiles, c’est une poussée appendiculaire aiguë qui s'aggrave (obs. I).
Comment allons-nous interpréter les résultats sur la présence des neutrophiles? Un exemple nous fixerait les idées. Rappelons pour mémoire que chez l’adulte la diversité de types nucléaires de cellules neutrophiles est concrétée dans la formules d’Arneth portant sur 100 neutrophiles. Les chiffres romains expriment les catégories de leucocytes neutrophiles à I, IT, TITI, IV, V noyaux; les chiffres ordinaires désignent le nombre de chacune de ces catégories de neutrophiles :
Image nucléaire normale d’Arneth
DONNE CSA TEINTE"?
Voici une formule d’appendicite aiguë à tendance perfo-
rante SOU STR=SC- TI Une autre d’appendicite ulcéreuse :
EESTI L Lo SEE POSER NT AE D'ailleurs une proportion considérable de métamyélocytes neutrophiles signale une appendicite subaiguë, aiguë ou suralguë.
Interprétation de la valeur nucléaire des neutrophiles selon leur taux d'apparition (barême commode établi par le professeur Sabrazès pour mesurer les degrés de malignité croissante de l’appendicite)
15 à 25% = 1% degré de malignité.
VORAO Er — A5 00 0° - 60 et au dessus 4€ —
Voici ce que l’expérience nous apprend :
Une faible leucocytose à 9.000 par exemple et une forte
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polynucléose à 90-95% ont la valeur d’une crise aiguë de grande malignité !
Par contre à une leucocytose de 12.000 à 15.000 et une polynucléose relative correspond une appendicite de malignité moindre.
La présence de nombreux neutrophiles à un noyau et notamment des métamyélocytes au-dessus de 40%, avec dégénérescence nucléaire indique une appendicile de très mauvais augure.
Si l’on trouve divers polynucléairès neutrophiles avec des enclaves basophiles intracytoplasmiques et des cellules de Turk, l’appendicite est ici toxique. Une forte réaction 1od0phile de leucocytes neutrophiles se prononce en faveur des inflammations appendiculaires à tendance suppurative (abcès, gangrène).
Enfin, l’appendicectomie immédiate est formellement indiquée chaque fois qu’on se trouve en présence d’une polynucléose à 90-95% avec métamyélocytes de 40 à 60% et ure leucocytose de 12.000 à 15.000 (Sabrazès).
Quoiqu'apparemment arides, ces notions précieuses jettent une lumière nouvelle sur le ténébreux pronlème de conduite à tenir autour duquel gravilent encore de nombreux chirurgiens et médecins.
Un autre caracière non moins important est celui du caillot qui se montre au microscope sous forme d’un réseau fibrineux abondant, constituant une sorte de couenne. A cet égard, le professeur Hayem! aïfirme que cet aspect pourtant fréquent dans les inflammations manque totalement dans les maladies seplicémiques comme dans la fièvre typhoïde. Ce caractère peut rous rendre d’appréciables services dans le diagnostic différentiel. Toutefois, en ra'son de sa généralité, son recours est relativement limité. Ainsi, 11 se trouve en défaut dans certaines formes d’appendicite qui se comportent
rès rapidement comme des seplicémies, ou encore dans Îles