‹ L'Appendicite Herniaire InguinaleChapitre 6 sur 23 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La coexistence fréquente de lappendicite et de la hernie inguinale droite est une notion évidente qui a du reste jutifié depuis longtemps une littérature abondante et fort intéressante tant comme thèses que comme articles originaux

C’est donc un sujet qui n’est pas nouveau et l’on pourrait croire que tout a été dit à ce propos Néanmoins nous ne le pensons pas. Bien au contraire, estimons-nous que nous pouvons pour notre part apporter une contribution qui nous paraît intéressante sur différents points de cette question que nous ne voulons pas croire épuisée par tous ceux qui nous ont précédé.

Depuis le début de nos études médicales, nous avons eu notre attention attirée sur les hernies appendiculaires. En effet, lors de notre stage à la clinique chirurgicale de la Salpétrière, nous nous souvenons que le Professeur Gosset nous en avait signalé la fréquence relative, à l’occasion d’une intervention qu’il pratiquait devant nous, et qu’il nous avait priés de nous reporter à l'article qu’il avait fait paraître dans le Bulletin de la Société de Chirurgie en 1910, tant pour l'intérêt de l'affection que pour les diverses techniques opératoires qu’elle nécessitait.

Tout ceci nous est revenu en mémoire lors d’un séjour que nous faisions dans notre famille à Saint-Quentin. En effet, invité par le chirurgien-chef de l'hôpital à l’aller voir dans son service, nous nous y étions rendu et ce jour-là, précisément, faisant une appendictomie au cours d’une cure radicale de hernie inguinale droite, il nous dit que cela arrivait assez fréquemment. La conversation continua sur ce sujet, et nous avons pensé qu’il pourrait être intéressant de tirer des observations qu’il avait recueillies et de les utiliser pour un article, voire même pour une thèse. C’est ce que nous avons fait, et c’est le résultat de ce travail que nous présentons

Ces observations, je le répète, n’ont pas été prises simplement au cours d’une période de quelques mois; elles sont au contraire le fruit d’une pratique chirurgicale étendue; nous ne publierons que celles qui nous paraissent les plus aptes à illustrer notre œuvre. Elles ont pour une grande partie trait à des agents de la Compagnie du Chemin de fer du Nord pour qui Saint-Quentin est précisément un centre médico-chirurgical important. Qu'il nous soit permis à cette occasion de remercier M. le Docteur Rivet, médecin de l’hôpital Lariboisière qui, en sa qualité de chef du service médical du réseau a bien voulu nous autoriser à faire état des renseignements que nous fournissent les livrets médicaux des agents.

Indiscutablement avec une telle œuvre d’observations à notre disposition, il nous était aisé de nous mettre à l’ouvrage et nous le pouvions d’autant plus commodément que les opérés d’un hôpital de province sont beaucoup plus faciles à revoir que ceux des hôpitaux

de Paris, et qu’il nous était de la sorte loisible de fournir des conclusions plus exactes puisque basées sur des observations plus complètes, les malades ayant été sui- vis jusqu’à présent.

= Nous avons pu également utiliser les observations que le Docteur Desplas, chirurgien de la Maison de santé des Gardiens de la Paix a bien voulu nous fournir. Nous Jen remercions vivement.

Certain que notre sujet intéresserait le Professeur Gosset qui l’avait déjà traité lui-même, nous lui avons fait part de nos intentions, en lui demandant d’accepter la présidence.de notre thèse.

Nous le remercions beaucoup de l'accueil qu’il nous a réservé et des conseils qu’il a bien voulu nous donner, nous permettant ainsi de mener à bien notre travail.

ss,

Page 1