‹ L'application du principe des pesées à la méthode oscillo-sphygmophoniqueChapitre 11 sur 25 · EUR À ESS · texte numérisé non relu

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Mx auscultatoire et le point où l’on entend le passage de la troisième phase à la quatrième dans la gamme des tons artériels, Mn auscultatoire.

3° Enfin le point où le doigt palpeur sent la première pulsation, Mx de Riva-Rocci.

En réunissant les points fournis par les amplitudes d'oscillations, on a ainsi une courbe (en abcisses, les degrés de pression, en ordonnées les amplitudes d'oscillation) sur laquelle se distingue déjà nettement la première oscillation croissante différenciée, Mx oscillatoire, et la prernière oscillation décroissante, Mn oscillatoire. Mais en même temps cette courbe porte les renseignements fournis par les méthodes auscultatoire et palpatoire, et ainsi se trouvent résumés sur un même tracé les résultats de trois explorations différentes. (Page 35).

Cette technique ne prétend nullement à une exactitude rigoureusement scientifique. Mais est-il vrai que l’on ne puisse mesurer quelque chose qu'avec des instruments parfaitement exacts et que les mesures approximatives n’ont pas de valeur? Evidemment non, les chiffres, que nous donne une mesure, ne sont autre chose pour nous, que des termes de comparaison. Dans les sciences, même très exactes, on compte avec des erreurs, et on s’habitue à en calculer la valeur. En biologie, nous devons souvent nous contenter de résultats approchés; ils n’en conservent pourtant pas moins toute leur valeur, à la condition qu'ils soient comparables, c'est-à-dire que l'erreur soit la même pour tous les mêmes cas.

C'est ainsi que lorsque nous comptons les globules

rouges par millimètre cube, nous ne prétendons pas à une exactitude rigoureuse, et pourtant cette numération n'en garde pas moins une grande importance dans la formule hématologique d’un anémique.

De même l'erreur que fait faire une méthode sphygmomanométrique ne peut suffire à nous la faire abandonner, tant que nous n'en possédons pas une vraiment supérieure à lui substituer. Si nous connaissons son erreur et si nous savons l'apprécier, il nous suffira de savoir que tel chiffre est obtenu avec la méthode oscillatoire par exemple, pour que nous nous gardions de le comparer à un autre obtenu par la méthode palpatoire, ou même par un observateur différent, et d'en déduire des conclusions sans prendre certaines précautions. Sous cette réserve, il faudrait être de mauvaise foi, pour ne pas reconnaître que les trois méthodes sphygmomanométriques palpatoire, oscillatoire el auscultatoire, permettent de faire une excellente sphygmomanométrie clinique, et c'est d’ailleurs ce que l'expérience prouve hautement.

La technique de MM. Villaret-Boudel s'appuie sur les qualités des méthodes, qu'elle emploie, pour suppléer aux défauts de l’une par les avantages de l'autre, contrôler un sens par un autre, la vue par l’oùïe, ce dernier par le tact, el donner ainsi aux praticiens un moyen d'apprécier de plus près celte notion si importante en clinique, la tension artérielle, qui a inspiré à Gallavardin cette phrase très heureuse : « La sphygmomanométrie est aux maladies chroniques, ce qu'est la thermo-

métrie aux maladies aiguës ».

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