CHAPITRE DOUZIÈME
Ce fut pile.
— Me voilà tout seul, pleura Ülpo, et j'ai toute la responsabilité.
Frank Braun le prit par le bras.
— Viens, mon garcon! La nuit est belle. Nous allons ramer.
Une fois ‘dehors, il s’empara brusquement des poignets du jeune homme, iles tordit, lui ramena les deux bras derrière les épaules et le poussa jusqu'à la barque. en le maïntenant d’une poigne solide, en dépit de sa résistance et de ses cris. Il lui attacha les mains sur le dos avec les cordes de la barque.
— Te voilà maintenant mon prisonnier, dit-il en riant. Inutile de crier. personne me t'entend. Crois-tu que le vieux Raimondi va venir te délivrer, ou même Angelo? | |
— Tuez-moi, gémit Ulpo, tuez-moi donc!
— Non! répondit Frank Braun, pourquoi te tueraisje? Quoique fou tu es un brave garçon. Faisons d’abord un tour en barque. Après, je t’accompagnerai chez les Chasseurs du diable. |
I le délia et sauta dans la barque.
— Prends les avirons, ordonna-t-il.
Au bout de quelques minutes, il déclara:
— Fais demi-tour, gros bêta. A quoi bon te tourmenter davantage.
Lentement il se dirigea avec le jeune paysan, vers là grange de Pietro.
Maria Grazia disait son âme. Ils attendirent à la Porte qu'elle eût fini: le visage rayonnant, Ulpo conduisit