CHAPITRE DOUZIÈME
du vin, la danse frénétique, cette musique obsédante étaient, parmi tant d’autres, les moyens que l’homme emploie pour remonter vers les sources ancestrales, vers la conscience primitive de l'univers, vers l’origine de toute chose, jusqu'à Dieu.
- La sainte jeta sa cravache à terre, ouvrit les deux bras, appelant toute l'assistance à elle. Tous S'appro- Chèrent, formant autour de leur blanche reine un cercle de corps sanglants. |
— Jésus-Christ réclame une victime, cria la sainte. Qui veut donner son Corps pour délivrer le Seigneur ?
Personne ne répondit. On n’entendait que les g'émissements des enfants, blottis aux quatre coins de Ia Srange. Le prophète se dressa à côté de Térésa:
— Veillez et priez! ordonna-t-il. Le tentateur est proche, l’Antéchrist! Je vois l’armée de Satan qui nous menace. Il nous faut lutter. Qui veut donner sa vie pour le Christ?
La Venier s’avança:
— Juez-moi, cria-t-elle! Je mourrai avec joie pour Sauver les âmes de mes frères!
Le jeune Ulpo s’en vint en titubant:
— Sacrifiez-moi, gémit-il.
Ce fut comme un signal. Tous les assistants se bous- Culèrent, pris d’une pieuse émulation:
— Je suis prêt à mourir!
— Prends ma vie!
— Je me sacrifie volontiers!
Le regard de Térésa errait, indécis. Il tomba sur Gino, blotti sous la chaise -longue. Il s'était réfugié 1à,
ya
Loneeage y Ve +
RE
4, “ii | PEAR
Put
FAUNE RDS Tia
sea RU
d AY Aynte ) j
lorsqu'on avait traîné les enfants devant la sainte et personne n’avait fait attention à lui. Lui seul était pur de toute souillure sanglante. Les yeux de la sainte étincelèrent. Elle tenidit les bras vers le ciel.
__ Le Seigneur m'a donné un signe. Grâces fui
spi
fi
A ÉULÉ FAP,