‹ L'apprenti sorcierChapitre 189 sur 249 · CHAPITRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIÈME

versés inutilement pour nous, mais admets-nous dans ton royaume et ‘donne-nous la félicité éternelle. Amen!»

Alors la sainte se retourna vers l'enfant et le fit coucher sur le dos, tout en le caressant. Elle [ui étendit les bras en croix, lui mit les mains à plat, lui croisa les pieds nus. Gino resta docilement dans cette posture, souriant Croyant à un jeu. Térésa lui baisa les mains et fit signe au valet d'approcher. Giroltamo saisit le marteau, S'agenouilla, placa un clou sur la paume gauche de l'enfant. Celui-ci, terrifié, retira ses deux Mains, d’un seul COUP, pour enlacer Térésa. Elle réussit à le calmer, l’embrassa, le flatta. et lui remit les bras en croix, penchée sur lui, afin qu'il ne vit plus le géant goîtreux dont il avait peur. Calmé, le petit sourdmuet ne bougea plus, laissa Seuro prendre sa main Sauche et l’appuyer contre le plancher. Térésa tourna légèrement la tête, vit le marteau levé.

— Frappe! dit-elle.

Elle se jeta sur Gino, le baïisa sur la bouche, enfonça ses dents dans les lèvres minces de l'enfant et le marteau retomba, clouant au plancher la petite main.

Du bras droit, l'enfant repoussa violemment la sainte et se souleva en criant. Une indicible épouvante se Peignit sur sa face. I eSsaya d'arracher sa main gauche du plancher. Ses efforts vains ne firent qu'accroître son Martyre en élargissant la blessure.

La sainte se leva, d’un bond. Matilda Venier tint solidement les pieds de Gino. Scuro, emjambant le frêle COTPS, saisit l’autre bras.

— Faites vite, cria Térésa.

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