‹ L'apprenti sorcierChapitre 191 sur 249 · CHAPITRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIÈME

Soupirs et plaintes,

Doutes et craintes ie Ont fait place au divin repos. = C'est le triomphe de l’Agneau!

Tandis qu'ils chantaient, le prophète fit remplir à nouveau les vases de cuivre, étendit les mains, bénit le vin, en offrit d’abord à la sainte qui refusa, immobile sur sa Chaise longue. Tous les autres burent avidement. Hs avaient ramassé leurs vêtemen ts, recouvert leurs

COTpS meurtris, tandis que la clameur emplissait a grange: |

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C'est le triomphe de l’Agneau!

Frank Braun se leva. La tête lui faisait mal, comme S'il avait reçu le coup de marteau qui avait assommé l'enfant. Devant ses yeux tourbillonnaient des images confuses. Il gaona la sortie, en tâtonnant, comme un aveugle. Dehors, il se laissa choir sur un tas de bois Mort, devant le jardin de Pietro. Il essayait en vain de rassembler ses pensées et ne pouvait qu'aspirer, à pleins Poumons, l'air frais et pur de la nuit.

Il vit les gens sortir de la grange, par petits groupes, vite dispersés. Chacun rentrait chez soi, sans un mot d'adieu. Venier portait deux de ses enfants sur les bras; Fiametta et l’aîné des garçons s'accrochaïent à Sa veste, Tous ramenaient ainsi leurs petits, sans doute MeUTrtrIS, Mais vivants. Il lui sembla que ces brutes témoignaient ce soir-là à leur progéniture un amour plus profond. Seul, Gino, le pauvre sourd-muet, l’orphe-

lin, restait là-bas, cadavre maigre dont personne ne se SOuCiaît,

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