Ë CHAPITRE TREIZIÈME
, — M n’y a plus de vin chez toi, déclara Scuro + à l'Américain.
4 La Sainte entendit et commanda d’en chercher à 2 l'auberge.
À — Sœur, ton père est absent, Il est à la ville, affirma | Ratti.
4 — Qu'importe! répondit-elle.- Descendez à Ja cave. 1 | Forcez la porte!
. Is coururent à 1 laubemge et revinrent avec six grands + | paniers de vin.
: Le prophète leva les mains au ciel en murmurant: 4 — Auguste père, bénis Élie, ton serviteur. Que ce - | vin devienne je Sang de ton Fils, mort sur la CrOIxX, pour : que nos péchés nous soïent pardonnés!
4 Il étendit les bras, au-dessus des paniers. Alors le Ù ‘ailleur Ronchi se tourna vers la sainte:
=. | a — Bénis le vin aussi, ma sœur! implora-t-il. + Térésa, tout en priant, étendit, elle aussi, les bras À au-dessus des paniers. Sa couronne étincelait au soleil. | + C'était une prêtresse!….
+. — Versez! commanda le prophète.
: à La tailleur saisit une bouteille, lui cassa le goulot, +. remplit une bassine et y porta des lèvres avides. Ses k Yeux rayonnaient de foi.
+ LE —: Oui! S'exclama-til, je reconnais bien le miracle : à de ta bénédiction, sainte sœur! Voici le sang du. Christ 1 mêlé au lait de la Vierge!
PE Tous remplirent des vases de cuivre et burent. Main- -{ tenant que 1e breuvage sacré avait éveillé la folie religieuse, la musique produisit son effet.
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