‹ L'apprenti sorcierChapitre 213 sur 249 · CHAPITRE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TREIZIÈME

— Le pauvre garcon est asphyxié! murmura-t-il. Cependant les forcenés achevaient leur cantique: - Te Deum laudamus!

Le prophète prononça une action de grâce. La

sainte dit:

— Remerciez le Seigneur! Célébrez sa gloire! Vous entrerez dans le royaume des Cieux quand les Temps seront accomplis. Le Sauveur lui-même m'a révélé ce qui doit arriver.

Tous étaient suspendus à ses lèvres. Le prophète

. demanda: :

— Que doit-il arriver, sainte sœur?

La sainte reprit:

— Embrassez-vous les uns les autres. Le moment est venu du grand sacrifice!

Elle s’avanca vers le prophète et le baisa sur les : deux joues. Elle embrassa Ronchi, Ratti, toutes ses femmes. Elle offrit, à tous, ses joues et son front. Sou- dain, s’arrachant à ces pieuses étreintes, elle s'écria: = = — Hâtez-vous! Que les signes s'accomplissent! Quittons-nous! Faites-moi vos adieux.

— C’est à peine si elle avait la force de se séparer de Cammelina et de Lina Vucto. Hier en core, elle les flagellait sans pitié A présent, elle s’attardait dans leurs bras, tendre et douce, souriant à travers ses larmes.

— il faut nous séparer, répéta-t-elle. Telle est Ja Volonté du Christ!

Abandonnant ses mains aux baisers des femmes. elle releva la tête, rejeta sa chevelure en arrière.

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