Frank Braun, paralysé par l'é
| motion, avait tout | entendu.
; ke — Elle va se sacrifier, balbutia-t-il.
| Elle... Térésa Raimondi.… Sa bien-aimée... Elle qu'il « | avait couverte de baisers... Elle, mise en croix!
: Il m'arrivait Pas à concevoir cette monstruosité.
| Cependant la procession s’ébranlait | Venier portaient la lourde croix...
C'était ça la fin de son jeu!..
déjà. Sceuro et
| Il était sans force, tandis que ses poupées grandis- | Saient et s’élevaient jusqu'aux cieux.
— M'en aller! murmura-t-il.
T1 était à bout. Il lui fallait fuir avant que le rideau ne se levât sur ce dernier acte.
I1 se ressaisit et partit droit devant lui, le long des jardins, vers le cimetière. C'était le plus sûr.
IL marcha d’abord lentement, pour ne pas attirer
l’attention, puis involontairement $e6 mit à courir.
Alors il entendit un cri.
— Arrêtez l'étranger!
C'était la voix de Térésa.
Il resta les pieds au sol, incapable de mouvement. Ainsi «l'étranger », c'était lui, pour Térésa!
Six jeunes paysans de rattrapèrent. Girolamo Scuro le saisit brutalement à l'épaule. Frank Braun, sans résistance, se laissa ramener vers la sainte. Leurs yeux $e
croisèrent, mais rien dans le regard de Térésa ne révé-
lait le souvenir de leur passé commun.
__ Surveillez-le, dit-elle, Dieu veut qu'il assiste à ma mort.
Une brusque colère, mêlée l'Allemand. Il répéta:
— Dieu le veut et... LE.
[1 ne put achever, dominé par sa rage impuissante. | Brusquement, une autre idée Lui vint à d'esprit. Il + calmer un peu ses nerfs. Il |
d'angoisse, s’empara (de
ferma les yeux, afin de tenait le salut. Pourquoi n’y avait-il pas songé plus tôt? Ii s'approcha de Térésa, lui prit la main gauche, } chercha, près du pouce, le point hypnogène, appuya Elle le considéra, étonnée, sans retirer sa main. : __ Que me veux-tu? demanda-t-elle.