‹ L'apprentissage - hier, aujourd'hui, demain. --Chapitre 67 sur 69 · C. - COURS PROFESSIONNELS · texte numérisé non relu

C. - COURS PROFESSIONNELS

7° Cours des syndicats ouvriers :

A Paris, il y a les cours professionnels de l'Union centrale des chauffeurs, conducteurs et mécaniciens — des ouvriers charrons de la Seine — ouvriers serruriers en bâtiment et parties similaires — ouvriers tailleurs et scieurs de pierre de la Seine — ouvriers en voitures — ouvriers menuisiers de la Seine -=- ouvriers charpentiers de la Seine — ouvriers fumistes ; etc.

2" Cours des Bourses du Travail de : Blois, Angoulême, Carcassonne, Cognac, Dijon, Marseille, Périgueux, Xîmes, Bordeaux, Clermont - Ferrand, Saint-Etienne, Nantes, Saint-Nazaire, Cherbourg, Nevers, Lyon, Toulon, Limoges, etc.

3° Cours des anciens compagnonnages. — On sait, en effet, qu'il subsiste encore au xx* siècle des restes des compagnonnages moyen-âgeux (i). L'un des buts de ces syndicats ouvriers du temps jadis était de transmettre les secrets du métier. Or les Compagnons charpentiers du Devoir ont organisé à Paris des cours de charpente et d'escaliers pour les affiliés à leur Société. Mais au lieu de

(i) Le 10 mai 1907 a eu lieu à Marseille la fête millénaire des « Compagnons du Devoir ».

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s'adresser aux lapins (apprentis), ces cours s'adressent aux renards et aux chiens (i) (compagnons).

Il existe aussi à Paris des cours professionnels organisés par les Compagnons charrons du Devoir en 1832.

Il existe également en province des cours « compagnonniques ». Tels sont, par exemple, les cours de perfectionnement créés en 1897, à Nantes, par l'Union compagnonnique du Tour de France (44 sièges en France) pour les peintres, cordonniers, charpentiers, menuisiers, serruriers, zingueurs, couvreurs et bourreliers.

A Toulouse, à Lyon, à Villeneuve-sur-Lot, à Nevers, à Brive, à la Charité, à Surgères, etc., l'Union compagnonnique a organisé pour les cordonniers, les tailleurs d'habits, les menuisiers, les charpentiers, les plombiers, les chapeliers, les carrossiers, les serruriers, les forgerons, les plâtriers, etc., des cours professionnels, survivances transformées d'un passé lointain.

4" Cours des syndicats patronaux :

a) A Paris : Cours des entrepreneurs de charpente — des entrepreneurs de couverture, plomberie, assainissement et hygiène de Paris, de la Seine et de Seine-et-Oise

— entrepreneurs de maçonnerie — entrepreneurs de menuiserie et parquets — entrepreneurs de serrurerie et constructions en fer — de la Chambre syndicale de la fantaisie pour modes — de l'Union des maîtres tailleurs

— de la Société de protection des enfants du papier peint (300 élèves) — de la Société d'instruction professionnelle de la carrosserie — du Patronage des apprentis tapissiersdécorateurs (1872).

h) En province : Cours de la Société industrielle de Saint-Quentin : tissage, broderie, lingerie, petite mécani-

(i) Ces surnoms pittoresques viennent de ce que les charpentiers travaillaient autrefois dans les forêts où vivaient ces animaux. Les maîtres charpentiers étaient des singes : de là le surnom irrévérencieux que les employés donnent encore aux patrons d'aujourd'hui !

que, serrurerie, mise en carte, dessin ; jusqu'à 2.000 élèves — cours d'apprentissage des Chemins de fer de l'Est, à Mohon (Ardennes) — cours des marchands tailleurs de Toulouse — des négociants et fabricants de meubles -de Bordeaux — des bijoutiers, joailliers, horlogers, orfèvres et graveurs de Bordeaux ; etc.

5° Cours municipaux : Le rôle considérable du dessin pour la plupart des industries a obligé depuis longtemps les communes à organiser des cours de dcssiit. Il y en a à Paris, Niort, Épinal, Ramber\illiers, Saint-Dié, Privas, Moulins, Bar-sur-Seine, Xogent-sur-Seine, Troj-es, La Rochelle, Rochefort, Bourges, Saint-Chamond, Chaumont, Langres, Laval, Bar-le-Duc, Cambrai, Belfort, Lyon, etc.

6° Cours des sociétés philanthropiques : Il existe enfin de nombreuses Associations polytechniques, phiïotechniques, philomathiques (Paris, Asnières, Courbevoie, Bois- Colombes, Puteaux, Suresnes, Boulogne-sur- Seine, Pantin, Saint-Denis, Meaux, Lagny, Bernay, Valence, Bordeaux, Libourne, Orléans, Marseille, Nantes, Senlis, Creil, Xoyon, Arras, Perpignan, etc.) ; et toutes ces sociétés ont organisé des cours techniques et professionnels.

U Association polytechnique de Paris (1830) a eu jusqu'à 15.000 élèves suivant ses cours.

La Ligue de l'Enseignement (1866), grâce à ses 2.000 comités répandus par toute la France, grâce à son budget de plusieurs millions, a pu donner en 1899 13.000 conférences d'enseignement technique, et ces 13.000 conférences ont été suivies par i million d'auditeurs. Son a Cercle parisien » a organisé jusqu'à 1.200 cours, concours et conférences d'enseignement ménager.

Les sociétés précédentes s'occupent de tous les métiers. D'autres ne s'occupent que d'une seule catégorie d'industrie. C'est le cas de la Société pour l'assistance aux enfants employés dans les industries des fleurs et plumes, Paris (1866) — du Patronage industriel des enfants de l'ébénisterie (Paris) ; etc.

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