VOLS DE GRAINS PAR LES ESTIVEURS
Les indigènes du Sud venant des Zibans, Ahmar Khadou, pratiquent aussi un genre de vol qu'il est bien difficile de réprimer.
Lorsqu'ils viennent en estivage dans le Tell, ils nourri-
cent leurs énormes troupeaux de chameaux, moutons, chèvres à très bon compte. Ils les laissent simplement manger tout le long des champs de blé ou orge auprès desquels ils passent. Les femmes et leurs progénitures ne se privent pas non plus, tout en marchant, elles ont vite fait d'arracher plusieurs poignées de blé et d'orge pour la nourriture de toute la caravane.
VOL d'un coffre-eort
En 1880, un honorable commerçant d'Aïn-Beïda, suppléant du juge de paix, fut volé dans des circonstances particulières d'audace. On lui enleva dans son magasin, au-dessus duquel il couchait, un cofFre-fort contenant 6000 francs et divers objets auxquels il tenait. Le coflfrefort fut trouvé' défoncé dans un silo à quelque distance d'Aïn-Beïda.
Deux ans plus tard, on retrouva les dits objets dans une chambre habitée par le fils du cadhi de cette localité. Cet indigène arrêté, fut reconnu coupable du vol, ainsi que deux de ses oncles, propres frères du dit cadhi.
Au cours de l'instruction, le fils du cadhi se fit justice en se pendant dans une cellule de la prison civile.
N'est-il pas joli ce vol commis au préjudice d'un juge de paix par les frères et le fils d'un magistrat musulman !!