‹ L'Arabe tel qu'll est: études algériennes & tunisiennesChapitre 69 sur 74 · DANSE NÈGRE · texte numérisé non relu

DANSE NÈGRE

Les nègres, lors de chaque grande fête musulmane, se réunissent à cinq ou six afin de danser dans les rues, devant les magasins des commerçnnts et les hsvbitations des indigènes. Il est bien entendu que ces danses n'ont qu'un but, celui de ramasser le plus possible de sous et d'obtenir la plus grande quantité de provisions.

Un âne, conduit pa'r un vieux nègre, suit les danseurs et musiciens pour porter le couscous, la fariae, le pain, les provisions de bouche qui seront récoltés.

La musique nègre se compose de tambours grossiers e^ d'énormes castagnettes en fer (kerakeb) ; elle est loin d'être harmonieuse et les oreilles françaises s'habituent difficilement au vacarme effroyable qu'elle produit. Tous les dan-

sears nègres sont pourvus de castagnettes dont ils jouent en dansant ; ils commencent leur danse d'abord lentement, levant lourdement chaque pied, puis le mouvement augmente et la danse devient de plus en plus précipitée ; des petits bonds, puis des voltes accentuées par le biuit croissant des tambours et des castagnettes.

La danse continue jusqu'à ce que les nègres ruisselants de sueur, haletants^ s'arrêtent épuisés.

BF^I^AIPA

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