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Louvet, Coup cTœil, p

PHYSIONOMIE THBRMIOUE DES DIVERS MOIS A NOUMÉA. D'après M. Louvet.

On voit les différentes courbes, sauf celles qui indiquent les éléments de fraîcheur, atteindre leur plus haut point en février (quelquefois en janvier), pour redescendre jusqu'en août (parfois juillet), et se relever ensuite. Février f est en effet le mois le plus chaud quant au plus grand minimum moyen (23°,8), quant au nombre de jours où la moyenne nycthémérale a dépassé 27° (11 jours), et quant au nombre de jours où elle a dépassé 25° (24 jours). Le plus grand maximum moyen semble tomber en janvier (30°,1) ; c'est janvier aussi qui compte le plus grand nombre de jours où le maximum absolu a atteint ou dépassé 30° (15 jours); mais sa prépondérance sur ces deux points est assez faible et n'est pas appuyée sur des observations assez longues pour qu'on puisse la regarder comme certaine.

Août * est le mois le plus froid quant au plus petit minimum moyen (16°,8), quant au nombre de jours où le minimum a été — ou < 20° (31 jours), quant au nombre de jours où le minimum a été = ou < 15° (6 jours) ; enfin quant au nombre de jours où la moyenne nycthémérale n'a pas atteint 20° (12 jours). Néanmoins le plus petit maximum moyen tombe en juillet (23°,5), et c'est ce même mois qui comporte le plus grand nombre de jours (27) où le maximum 8 n'a pas dépassé 25°.

Si l'on examine le groupement des différents mois, on voit que maijuin-juillet-août-septembre n'ont (en moyenne bien entendu) pas de jours où le maximum absolu atteigne ou dépasse 30°; ils n'ont pas de jours non plus où la moyenne nycthémérale dépasse 27°, et même, de juin inclus à septembre inclus, où elle dépasse 25°.

D'autre part, on remarquera que décembre-janvier-février-mars ne comptent point de jours où le maximum n'ait pas dépassé 25°, ni de jours où la moyenne nycthémérale n'ait pas atteint 20°; ni de jours où le minimum ait été = ou < 15°; janvier et février même n'en comptent point ou le minimum ait été = ou < 20°. Ces caractères négatifs sont très importants et permettent seuls d'apprécier la véritable physionomie d'un climat de la zone intertropicale.

Les températures extrêmes d'une manière absolue sont encore bien plus difficiles à connaître après de courtes observations. Parmi les périodes à très hautes températures soutenues et gênantes, la plus remarquable qu'ait relevée M. Louvet 4 est celle du 6 janvier 1886 au 10 février inclus, 36 jours de suite pendant lesquels le thermo-

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