Hann, p. 322 et 328. Woeikoff, t. II, p
6. Raulin, Sur la distribution des pluies en Australie pendant la période 1871-1880 (Ann. Soc. èiètéor., 1884, p. 255 et 1886, p. 21).
7. Russel, Physical Geography and Climate of N. S. Wales, Sydney, 1892, Nature angl., juin 1884, t. 30.
grande quantité d'observations, embrassant 28 années, de 4860 à 1887 inclus *. On a donc chance d'arriver à cet égard à des conclusions plus certaines et mieux appuyées sur des documents que pour la température et pour le vent.
La moyenne annuelle des pluies est de 1144mm,9o, et le nombre annuel des jours de pluie est de 116. C'est un chiffre inférieur à celui de toutes les stations insulaires du Pacifique sud qu'on a énumérées, sauf Tonga-Tabou pour le nombre de jours, Papeete pour le nombre de jours et la quantité totale. C'est à peu près la quantité de Broad-Sound ou de Rockampton, sur la partie de la côte australienne qui fait face à l'île Canaque.
Au point de vue de la différence entre la côte Est et la côte Ouest, on est très peu renseigné. M. Bourgarel * estime que les pluies sont plus abondantes sur la côte orientale, et c'est l'opinion généralement reçue. Quelques observations ont été faites à Canala pendant les années 1863 et 1864; c'est une série trop courte pour permettre de conclure 8. Pour les deux années, la moyenne est de 1610mm à Canala, en 114 jours, pendant que Nouméa avait 1226mœ en 107 jours. En 1863, l'opposition est plus marquée encore : Canala a 2169mm et 141 jours de pluie, pendant que Nouméa a seulement 1279mm et 118 jours. Il est vrai qu'en 1864 la proportion est renversée : Nouméa compte 1172mm de pluie et 97 jours, Canala 1051 mm seulement et 88 jours. Mais, possédant aujourd'hui pour Nouméa un grand nombre d'années, on peut se rendre compte que l'année 1864, soit parce que les observations ont été mal faites, soit parce que cette année a eu un caractère tout à fait anormal, soit pour les deux raisons à la fois, doit être éliminée ; elle donne une idée très inexacte de la répartition habituelle des pluies.
On voit néanmoins combien il y a d'incertitudes en ce qui regarde le régime pluvieux de la côte orientale. On peut essayer de demander des renseignements à, la végétation : elle parait plus fournie que sur la côte opposée. M. Bouquet de la Grye 4 estime qu'il y a une grande diffé-
1. Louvet, Coup d'oeil, p. 14. Aussi ne peut-on que s'étonner de voir les météorologistes allemands fonder leurs calculs et leurs raisonnements sur une moyenne de 2 années seulement, comme le fait Hann, Klimatologie, p. 337 et plus récemment encore M. Funk, Ann. der Hydrogr., 1890» p. 195).