‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 91 sur 393 · Bull. Soc. Géogr. comm., 1886-87, p · texte numérisé non relu

Bull. Soc. Géogr. comm., 1886-87, p

6. Louvet, Coup d'œil sur le climat de Nouméa, Nouméa, 1889, p. 97. Cf. une note du Dr Davillé sur les tremblements de terre aux Nouvelles-Hébrides, dans C. R. Soc, Géogr, 1894, p. 245. D'après l'auteur, les secousses ressenties en Calédonie seraient ordinairement en rapport avec les éruptions du volcan de Tanna.

quefois graves aux Nouvelles-Hébrides, ils ont été jusqu'ici rares et peu importants dans l'archipel Calédonien. Sept secousses de tremblement de terre S accompagnées d'une « lame destructive » ou lame de fond, se sont, paraît-il, fait sentir à Lifou en mars 1875. Des secousses ont été ressenties dans la grande île * en 1862, en 1875; deux secousses courtes mais violentes, dirigées du N.-E. au S.-W., le 6 février 1876; une forte oscillation de N. à S. le 4 octobre 1878 ; de légères secousses le 17 octobre 1878, le 28 octobre 1883; trois trépidations très marquées le 15 novembre 1883; une oscillation du S. E. au N.-W. le 6 mars 1887.

L'activité des émanations thermales n'est pas entièrement éteinte ; en dehors des sources ferrugineuses qui viennent sourdre au fond des dépressions du plateau des Lacs, les serpentines présentent quelques sources chaudes dans la vallée de la Nékopo, près de Ganala, et à la baie du Prony 3.

Les sources thermales de la baie du Prony sont très bien connues et très complètement décrites *. Elles sont au nombre de deux, et se trouvent dans des anfractuosités de cette vaste rade : l'une est située dans la baie du Carénage, l'autre dans la baie des Kaoris. La source du Carénage sort de trois pâtés tufoïdes, presque complètement recouverts à marée haute, et qui ont été formés aux dépens des substances tenues en solution dans l'eau thermale. D'une analyse faite avec beaucoup de soin il résulte que l'eau du Carénage, dont la température est de 43° centigrades, doit être placée dans la catégorie des eaux alcalines silicatées. L'eau des Kaoris ne diffère guère de la précédente que par l'absence d'hydrogène sulfuré, la température moins élevée (33°), un peu moins de silicate de chaux. Les différences sont assez faibles pour qu'on puisse supposer une origine commune aux deux sources. Leur point de départ doit être dans les couches profondes de la formation serpentineuse, ou peut-être dans le terrain primitif sous-jacent. Ces eaux thermales doivent avoir été formées sous l'action des mêmes phénomènes qui ont produit les éruptions serpentineuses, phénomènes dont elles peuvent être regardées comme la dernière manifestation 5.

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