‹ L'architecture de la renaissanceChapitre 120 sur 133 · LIVRE m. iij · texte numérisé non relu

LIVRE m. iij

payait doubletneni d'exemple, et parmi ses élèvesnous

Fig. 101. — HSIel de ville d'Anren.

devons citer Hubert Gohzius et deux au moins des frères

Ji<5 L'ARCHITECTURE DE LA RENAISSANCE.

Floris, Corneille et Franz. Quant aux œuvres demeurées debout, elles se réduisent à très peu de chose, et le seul portail de l'église Saint-Jacques, à Liège (i558), témoigne bien insuffisamment d^un talent si hautement célébré par les contemporains.

Corneille de Vriendt, dit Floris (i5 18-1575), est le dernier architecte dont il soit utile de parler. Après avoir étudié sous Lombard et fait un voyage en Italie, nous le trouvons, en iSBq, établi à Anvers, son lieu de naissance, où, durant plusieurs années, il ne s^occupa guère que de jeter sur le papier des projets pour décorations intérieures d'églises. La préparation était donc complète, lorsqu'en i552 Martin van Vilre, seigneur d'Oplinter, vint lui demander, pour Téglîse de Léau, « une tour du Saint- Sacrement », c'est-à-dire un de ces grands tabernacles en pierre que la Belgique nous montre fréquemment appliqués contre la muraille, au xv« et au xvi« siècle. Floris s'exécuta rapidement, et, dépassant tout ce qui avait été fait jusqu'alors, il donna à un simple monument liturgique, finement couvert de sculptures dans toutes ses parties, seize mètres de haut.

La réputation du jeune maître était désormais établie, et nous pourrions difficilement le suivre partout où on l'appelait. A l'autre extrémité de la Belgique, Tournai possède de lui un magnifique jubé (i 566), que certains clercs, imbus d'idées étroites, eussent volontiers sacrifié, il y a quelques années, sans respect pour l'art de leur pays. Mais c'est surtout à Anvers qu'il faut aller étudier l'architecte. L'hôtel de ville, élevé de i56r à i565, avec ses quatre-vingt-quatre mètres de dévelop-

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