LIVRE III. J3I
de Keyser{i565-i62i), Le mouvement ne commença guère avant iSgo, car il avait fallu donner le temps aux villes de rétablir leurs finances ; mais, à partir de cette date, ce fut une véritable fureur. Lieven de Key, qui était de Gand, paraît-il, après un assez long séjour en Angleterre, vint, en 1593, se fixer à Harlem. Toutefois, ce n^est pas làquMl se distingua toutd^abord. Son chefd'oeuvre, rbôtel de ville de Leyde, date des années 1597-1604. Toute la façade, que précède un magnifique escalier à deux rampes opposées, est en pierre. Un grand pignon au centre et deux plus petits aux extrémités se détachent sur le toit que domine un beffroi à quatre étages. L'ensemble est sévère, et Ton peut seulement reprocher Pabus des obélisques comme motifs de dé* coration. Mais Lieven de Key, dans deux autres monuments remarquables, à Harlem, le Stadswaag (1598) et le Vleeschhal (1602), a montré qu'il aimait tout particulièrement à relever ainsi chaque saillie.
Hendrik de Kjeyser, né à Utrecht, n'a guère quitté la Hollande. Sa vie s'est passée en grande partie à Amsterdam, o^ il a construit, entre autres monuments remarquables,^ l'ancienne Bourse et la maison de la Hanse. C'était un classique très avancé, amoureux des frontons de toutes formes, des frises à patères et triglyphes, des fenêtres à crossettes, des bossages et des consoles. Il a préparé l'école moderne que devaient développer après lui et fonder définitivement Salomon de Bray (1597-1668) et Jacob van Kampea (....-i658).
Dans un. pays où la pierre manque, il fallait bien, chaque fois que l'on ne pouvait se permettre une grande dépense, recourir à l'emploi des briques. Les HoUan-