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LA RENAISSANCE AU XV1° SIECLE

Quatremcrc de Quincy : Histoire de la vie et des ouvrages des plus célèbres architectes, i83o. — Burckhardt: Geschichte der Renaissance in Italien, Siuitgart, 1878. — H. de Geymûller : les Projets primitifs pour la basilique de Saint-Pierre de Rome, Paris, 1 875-1 880; — Id. : Documetits inédits sur les manuscrits et les œuvres d'architecture de la famille des San-Gallo, i885. — Casati : / capi d^arte di Bramante da Urbino nel Milancse, Milan, 1870. — Mongeri ; VArte in Milano, 187a. — MQntz: Raphaël, sa vie, son œuvre et son temps, Paris, 188 1.

Tout en différant profondément sur un grand nombre de points essentiels, les deux siècles entre lesquels se partage la Renaissance italienne ont beaucoup de caractères qui leur sont communs. L'un et l'autre appartiennent à la même famille dont ils font connaître deux générations.

A peine né, le xvi® siècle prend des allures propres; Rome, qui possède Bramante, n'attend pas la mort d'Alexandre VI, survenue en i5o3, pour entrer en

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possession de son rôle nouveau et se mettre à la tête du mouvement. Au lieu de venir simplement comme auparavant chercher des inspirations au milieu des ruines, faire bagage de tout ce qui pourra leur servir dans les villes où ils seront appelés, la plupart des architectes s'établissent d'une manière définitive ou ne s'en vont qu'avec esprit de retour. Papes et cardinaux, du reste, s'entremettent pour les retenir et, dans le but d'utiliser leurs talents, conçoivent les plus vastes entreprises. Néanmoins, l'action de Rome sur le xvi® siècle reste bien moins complète et moins absolue que ne l'avait été celle de Florence sur le xv°; le foyer matériel, qui seul s'est déplacé, n'est entretenu que du dehors ; la flamme part toujours des lieux divers où elle s'était allumée tout d'abord, particulièrement de Florence qui ne se laisse pas de sitôt oublier.

Au XVI® siècle comme auparavant, Rome vit de ses souvenirs et de son prestige, mais ce n'est pas de son sein que sortent les génies. Aucun des artistes qu^elle accueille ne compte parmi ses enfants. Elle doit Michel- Ange, San-Gallo, Peruzzi et Ammanati à Florence, ou tout au moins à la Toscane*, Raphaël et Bramante à Urbin et ses environs, Vignola au duché de Modène, Giacomo délia Porta à Milan, Ligorio à une ville qui ne paraissait guère en état de faire quelque chose pour la Renaissance, à Naples. Nous ne parlons pas des artistes qui vivaient en dehors de Rome; ceux-là naturellement lui étaient étrangers.

I. Peruzzi naquit à Volterra d^un Florentin réfugié. dans cette ville; San Gallo à Mugello, près Florence; Michel-Ànge au château de Caprese^ près Arezzo.

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