COLLAGE DU PAPIER TEINT
papier. C’est notre papier peint d’aujourd’hui , qui commence dans beaucoup de contrées à être remplacé de nouveau par des peintures murales, soit à l’huile, soit à la colle ou en détrempe.
Pour coller le papier peint, il faut commencer par bien nettoyer les murs : il faut d’abord les gratter, en faire disparaître les inégalités et les bien épousseter.
Quand le prix du papier de tenture l’exige, on colle auparavant sur les murs du papier bulle ou papier gris, sans couleur. Le rouleau de papier bulle n’a pas de fin; il a cependant d’ordinaire 8m de longueur et 50 cent, de largeur. Il faut exiger que ce papier gris soit très-bien collé sur les murs, c’est-à-dire qu’il n’y ait point de plis et que les joints de haut en bas soient bien droits et bien perpendiculaires. Car les défectuosités de collage du papier bulle reparaissent en partie sur le papier de tenture qu’on applique dessus. •
La longueur du rouleau de papier de tenture, dit papier carré, est de 8 mètres 75 centimètres et sa largeur est de 47 centimètres ; posé il couvre environ 4 mètres de superficie de mur.
La longueur du rouleau de papier grand raisin sans fin, est de 8 mètres et sa largeur est de 50 centimètres ; il peut couvrir environ 5 mètres 50 centimètres superficiels.
Les bordures se vendent aussi au rouleau.
On a l’habitude de coller au bas du papier de tenture des bordures souvent d’une assez grande largeur, ce qui diminue l’élévation des pièces de moyenne hauteur d’étage. Il vaut mieux pbser sur la plinthe , de légers filets, bandes, cordons ou torsades. Car il est inutile de donner de l’importance à ce bas du papier peint, qui est toujours coupé ou caché par les chaises et les autres meubles. Il faut aussi faire attention de ne pas prendre de trop hautes et trop riches bordures pour les pièces de moyenne dimension et surtout de moyenne hauteur.
Quand on colle du papier de tenture dans un vieux bâtiment dont le plafond peut ne pas être de niveau, il faut prendre le point le plus bas du plafond ou de la corniche s’il y en a une, et tirer une ligne de niveau tout au pourtour de la pièce et faire régner le dessus de la bordure avec le tracé de cette ligne horizontale ; car une bordure qui n’est pas posée de niveau fait un très-mauvais effet.
Il y a des papiers bulle, sans couleur, qui ont des tons de pierre agréables. On peut les employer pour fonds unis dans des cabinets ou des chambres d’amis et de garçon. On collera alors des torsades en haut et en bas, dont la couleur est arbitraire et au goût du propriétaire. Mais il convient cependant de ne prendre que des tons francs, comme rouges, bleus, jaunes ou verts. Les couleurs mixtes ou composées sont généralement d’un moins bon effet.
La colle pour la pose des papiers de tenture se fait avec des farines communes et de l’eau; en Allemagne on emploie à cet effet de la farine de seigle.
Nous n’entrerons point davantage dans la pose du papier de tenture, qui est -très-simple et que presque tout le monde a vu pratiquer. II y a cependant à faire observer qu’on doit toujours commencer la pose du côté d’où vient la lumière , afin que le lé qui recouvre ne fasse pas ombre au moyen de l’épaisseur du papier, de baut en bas. La pose doit être faite sans plis, sans déchirures; il ne faut pas non plus qu’il soit resté de l’air entre le mur et le papier, ce qui produirait de petites aspérités globuleuses d’un très-mauvais effet.
La vitrerie.
Le peintre en bâtiment est en môme temps vitrier. Le travail du vitrier consiste à couper le verreet à le poser soit sur plomb, soit dans des châssis de menuiserie, comme fenêtres et portes vitrées.
La carreau de verre*se pose dans de petites feuillures à l’extérieur des fenêtres et des portes, feuillures pratiquées à cet effet dans les pièces de bois verticales et horizontales de la menuiserie. Le carreau doit être coupé bien d’équerre et ne pas avoir trop de jeu dans le châssis où on le pose. Il y est fixé au moyen de fines pointes en fer recourbées dans le sens longitudinal du bois, afin de ne pas paraître à travers le mastic.
Quand l’ouvrier vitrier a fixé son carreau, il le consolide encore avec du mastic, qui sert à empêcher l’air etl’eau de pénétrer dans l’intérieur des pièces entre le verre et la menuiserie ; car il est impossible d’arriver àce but sans l’emploi du mastic.