‹ L'architecture et la construction pratiquesChapitre 155 sur 161 · BG · texte numérisé non relu

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Oh voit qu’il n’y a rien de difficile dans le métré d’un claveau à crossette , en décomposant et analysant l’opération et en procédant avec réflexion.

Méthode de métrer les marches.

La marche , soit en bois, soit en pierre , est la partie dans un escalier où l’on pose le pied ; on la nomme aussi degré. Il n’est question ici que des marches en pierre.

Les marches les plus simples sont rectangulaires sur leur profil, et quelquefois chanfreinées (à arête abattue sur le devant) sur le devant. Il y en a de délardécs ( démaigries en chanfrein par-dessous) et profilées de moulures, et d’autres dansantes comme pour les escaliers tournants; il y en a enfin dont la tête et Je plafond sont appareillés en coupe, et formant voussoirsou claveaux comme dans les escaliers dits en vis Saint- Gilles. Nous ne nous occuperons point de ces dernières.

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DES DEVIS

Les marches droites ou pleines sont métrées en cube ainsi qu’il suit : à la longueur visible on ajoute 8 centimètres pour chaque portée dans les murs en pierre : 16 centimètres pour celles dans les ouvrages en moellon et 3 centimètres pour ce qui entre dans le limon.

A la largeur visible on ajoute 5 centimètres pour le recouvrement (partie de la marche inférieure, cachée par la saillie de la marche supérieure).

Les parements de face et du dessus sont comptés à l’unité de taille. Leur longueur comprend les portées et encastrements, et le recouvrement doit être ajouté à la largeur visible de chaque marche.

Les lits du dessous des marches, lorsqu’ils portent sur une maçonnerie en moellon, et qu’ils ont été réellement dégrossis (ou ébauchés), sont réduits à ^ de taille. Si, ce qui arrive le plus souvent, ces lits sont bruts, il n’est rien compté. Dans les escaliers ordinaires, dont le dessous est apparent, sans cependant former ni voûte ni plafond , la taille de cette face est considérée comme celle d’un lit ordinaire et réduite à ^ de taille , compris les sciages perdus. Lorsque les marches joignent d’autres ouvrages en pierre , la taille des abouts ou joints d’extrémité est réduite à f. Si les portées ont lieu dans un mur en moellon, les joints sont souvent bruts, et dans ce cas il n’est rien compté; mais, lorsqu’ils ont été dégrossis,- on les réduit à { de taille. Les joints sur la face de derrière des marches sont quelquefois bruts, comme pour les descentes de cave, par exemple, mais si cette face a été taillée on la compte pour | taille. Quant au chanfrein , il est variable; on compte celte taille suivant ses dimensions réelles et visibles.

Les marches droites et pleines, profilées sur le devant d’un quart de rond et d’un filet , se mètrent comme les précédentes et l’on compte en plus le profil de la moulure, suivant sa longueur visible, sur 32 centimètres de taille.

Pour les marches dansantes, leur largeur est prise au nu du mur, perpendiculairement sur l’arête du devant de la marche t et non mesurée à l’extrémité de la portée.

On nomme marche délardée celle qui est moins haute du derrière que du devant, fig. 436. Dans un morceau de pierre

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DES DEVIS

ADDC, fig. 437, par le moyen d’un trait de scie EF et des parties jetées bas CEK, BFHI et DFG, on obtient deux marches délardées, dont les parements du dessus sont EG. Pour mesurer ces sortes de marches, il faut les prendre deux à deux, telles qu’elles ont été débitées dans le môme morceau de pierre.

Ainsi deux marches droites et délardées, fig. 437, débitées dans un même bloc ABDC , doivent être prises ensemble suivant le prisme circonscrit à leur forme en œuvre, et les évidements comptés séparément. On aura donc AG X AB xL (la

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