‹ L'architecture et la construction pratiquesChapitre 158 sur 161 · X GH X AD · texte numérisé non relu

X GH X AD

Supposons que AF = 51 BE = 13 GH = 16 AB ----- 1,40

On aura 51 -+- 13 = 64 divisé par 2 = 32 X 16 = 512 X 1.40 = 0m, 071680.

Les différentes tailles sont métrées comme pour les marches précédentes.

Les marches dansantes dans les cages d’escalier rectangulaires ne présentent plus le même avantage pour être débitées que celles des cages circulaires. En effet, dans celles-ci, lorsque le plan est un cercle ou une portion de cercle , toutes les marches sont semblables et de même dimension , tandis que dans les cages angulaires chaque marche dansante, fîg. 443, a une forme et des dimensions différentes. Par cette raison il est facile de concevoir que, si on débite deux de ces sortes de marches dans le même morceau de pierre , il en résulte évidemment un déchet très-considérable , ainsi qu’il est aisé de s’en convaincre par le plan des marches 2 et 3 prises dans le même bloc, fig. 442.

D’un autre côté, il faut remarquer que les différentes portées des marches, d’après le prisme primitif de la pierre , présentent des angles saillants trop prononcés, comme a, b, c, angles qu’il est souvent nécessaire de recouper, afin d’obtenir des portées plus uniformes, et principalement pour éviter de trancher dans une trop grande profondeur les murs de la cage d’escalier. Les portées étant de forme très-irrégulière , le métré rigoureusement exact des marches dansantes en devient d’autant plus long et plus difficile.

Mais , comme il arrive presque toujours que les portées se

Fig. 442.

DES DEVIS

trouvent cachées au moment du métré ou de la vérification de l’ouvrage, et que, d’un autre côté, on ne peut se dispenser d’admettre un certain déchet produit par le recoupement et la taille des abouts ou extrémités, il est plus simple et non moins exact de prendre la longueur visible des marches et d’y ajouter le chiffre d’une portée ordinaire (8 centim.).

Suivant l’usage actuel , les marches dansantes sont métrées d’après leur plus grande longueur dans œuvre, suivant eq,gp, sr, etc., lig. 443; à . cette mesure on ajoute, comme nous l’avons déjà dit, 8 centimètres pour chaqucportéedanslesmurs en pierre , 16 centimètres dans les murs en moellon , et 3 centimètres pour ce qui entre dans le limon. La largeur est prise au plus large de chaque marche, suivant les droites ponctuées de, ef, gh et ik, lesquelles sont perpendiculaires aux àrôtes supérieures des parements de face , et à cette mesure on ajoute 5 centimètres pour le recouvrement de la marche supérieure.

Les différentes tailles sont ensuite mesurées et évaluées comme pour les marches précédentes.

On nomme marches dansantes et délardées des marches semblables aux précédentes, mais dont le devant a plus de hauteur que le derrière.

Deux marches dansantes , délardées par dessous et profilées sur le devant, peuvent être débitées dans le même morceau de pierre, fig. 444, par le moyen d’un trait de scie AB. Ici , le

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DES DEVIS

sciage a lieu dans le sens du profil et suivant un plan oblique pour former le délardement des deux marches.

Par l’inspection de la figure et par les raisons que nous avons données pour les marches délardées de la fig, 437, on voit pour quel motif une partie de pierre EA1F, fig. 444, est jetée bas et de quelle dimension doit être le prisme de la pierre pour qu’il puisse contenir deux marches de l’espèce dont il s’agit.

Les parties de pierre supprimées EAIF et KLM sont comptées en cube comme évidement et déchet, et celles sur le devant des marches sont comprises dans le produit de la pierre en œuvre.

Ainsi une marche CB, apres le délardement produit par le sciage AB, mais avant l’évidement KLM, forme un prisme quadrangulaire qui a pour base le trapèze CGBA et pour hauteur la longueur de la marche.

Le cube total est donc : — — - — — x CG X PN ,

dont pour pierre jetée bas avec déchet, le prisme triangulaire tronqué KLM, lequel a GB pour hauteur aux aDgles K et L , et OH à l’angle M.

Pour avoir OH, on fait CO = MN, et du point O on abaisse la perpendiculaire OH.

Ainsi, la solidité de ce prisme est égale à la surface du triangle KLM qui lui sert de base, multipliée par le tiers de la hauteur de ses trois arêtes,

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