‹ L'architecture et la construction pratiquesChapitre 160 sur 161 · moulure simple, quart de rond · texte numérisé non relu

moulure simple, quart de rond

et cavet ,

13 moulure Composée, cymaise,

talon et baguette.

À la longueur réelle des corniches ou autres moulures en pierre, pourtournée sur les ressauts et prise au milieu delà saillie, on ajoutera 16 centimètres pour chaque angle saillant et 32 centimètres pour chaque angle rentrant.

Du calcul décimal de la superficie et du cube;

Nous devons faire remarquer que lë mèfre cube et sfes multU pies ou sous-multiples ne conservent pas entre feux les Apports que désignent leurs dénominations.

Ainsi le décimètre cube n’est pas la dixième partie du mètre

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cube, mais la 1000e; le centimètre cube en est la millionième , et le rapport qui est décimal pour les mesures de longueur, et centésimal pour les mesures de superficie, devient millésimal pour les mesures de solidité. Si donc on veut additionner des mètres cubes avec des décimètres cubes , ou soustraire les uns des autres , il faut avoir grand soin de placer les décimètres cubes de manière que les unités de ces décimètres répondent à la troisième décimale des mètres, les centimètres cubes à la sixième décimale, etc.

Rappelons ici qu’un point placé devant un chiffre (.5) en fait des 10e'; qu’un point en avant d’un zéro suivi d’un autre chiffre (.05 ou .07) en fait des 100e‘; qu’un point suivi de deux zéros en fait des 1000e. Ainsi .9, .08, .006, ou .4, .11,

. 126 indiquent neuf dixièmes, huit centièmes et six millièmes, ou quatre dixièmes, onze centièmes, cent vingt-six millièmes.

Dans les mesures cubiques, le centimètre cube est la millionième partie du mètre cube, etc.

Voilà ce qui fait qu’on pourrait être surpris du calcul fait à la page 85, d’une pièce de charpente de 4 mètres de longueur Sur 28 centimètres de largeur et 21 centimètres de hauteur qui ne produit que 23 centimètres cubes.

En multipliant les 28 centimètres linéaires par les 21 centimètres linéaires, on aura 0m,0388 superficiels, ou 0m. Tlj0, iuoü» tbom ou tSüSïï du mètrc superficiel qui contient 10,000 centimètres, car le mètre superficiel a 100 centimètres de largeur et 100 centimètres de longueur : or, 100 X 100 = 40,000.

Voici l’opération 28 X 21.

Nous avons ici trois chiffres dans le produit de 28 multiplié par 21. Mais comme ces deux nombres sont décimaux et qu’il

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faut que dans le produit il y ait autant de décimales qu’il y en a ensemble dans les deux sommes multipliées (28,21), il -faut selon la règle ajouter ici à gauche du produit un zéro, pour avoir l’expression réelle des deu* nombres multipliés.

Nous allons multiplier ces 0ra,0588 superficiels par 4 mètres pour avoir le cube en question.

11 faut bien se souvenir que, dans les mesures superficielles, le décimètre et le mètre carrés ne sont pas dans la proportion de 1 à 10, mais de 1 à 100; que le mètre et l’hectomètre carrés ne sont pas dans le rapport de 1 à 100, mais de 1 à 10,000. Il faut considérer ces mesures comme des unités particulières, dont chacune est 100 fois plus grande que celle qui la suit immédiatement.

Il faut encore se rappeler que le rapport qui est décimal pour les mesures de longueur, centésimal pour les mesures de superficie, devient millésimal pour les mesures de solidité.

Ainsi, dans le résultat de la multiplication des mesures de longueur, de hauteur et de largeur, on aura à distinguer le rapport millésimal.

Exemple : 2 mètres 14 centimètres multipliés par 3 mètres ( = 6m,42) multipliés par 8 mètres cinq centimètres produisent 51 mètres cubes, 6810 : ces décimales sont des ceyt-millièmes de mètre cube, ou des dix-millièmes de décistère.

Autre exemple : un mur de 2 mètres d’épaisseur, de 2“, 04 de hauteur et 7m,06 d’élévation, produira (2 x 2,04 =4,08 X 7,06 = 28m,8048) 28 mètres cubes.

Dans les temps modernes , où les fortunes ont généralement diminué et où la construction, tant à la campagne qu’à la ville, a augmenté en valeur, on a désiré se rendre un compte exact du prix d’une construction projetée ou avant sa réalisation.

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Alors s’est élevée une nouvelle profession , celle de vérificateur de bâtiment. Le vérificateur ne se borne pas seulement, ainsi que l’indique son nom , à vérifier sur place les dimensions des travaux exécutés ainsi que les prix convenus d’avance et ceux qui sont cotés dans les mémoires fournis par les différents entrepreneurs employés dans ces travaux, mais le vérificateur se charge en outre, ayant tous les dessins du bâtiment à élever devant les yeux, d’en rédiger le devis complet.

Cette profession exige une longue expérience , des connaissances variées et extrêmement arides. On conçoit aisément qu’un propriétaire ne peut avoir cette expérience ni se soumettre aux opérations arides que demandent les calculs pour arriver à connaître les cubes de fouilles , de maçonnerie, de charpente , de menuiserie , la superficie des légers ouvrages , de la peinture, de la couverture, des planchers, lambris, portes, fenêtres, etc., etc. 11 n’est donc pas donné à un propriétaire de pouvoir dresser un devis aussi juste, aussi exact et aussi complet que le ferait un métreur-vérificateur.

Toutefois, avec des plans arrêtés, avec une coupe et une élévation, on peut arriver, sans être du métier, à se rendre un compte approximatif de la dépense d’un bâtiment à élever.

Pour connaître le cube de la fouille, il faut prendre les dimensions des vides, leur longueur, leur largeur et leur hauteur, et multiplier ces dimensions l’une par l’autre.

Supposons une fouille de terre de 12 mètres de longueur, sur 10 mètres de largeur et 3 mètres de hauteur ou de profom deur. Nous aurons 12 à multiplier par 10, ce qui produit 120, qu’il faut multiplier par 3, ce qui produit 360 mètres cubes. Si la profondeur n’était que de 2 mètres , cela ne produirait que 240 mètres cubes.

Pour connaître le cube des maçonneries, il y a également deux multiplications à faire. Il faut prendre la longueur du tour, multiplier cette longueur par sa hauteur, et enfin le résultat par l’épaisseur du mur. On en aura ainsi le cube; Supposons un mur de 12 mètres 65 centimètres de longueur, de 5 mèttes dé hauteur : ces deux dimensions multipliées l’une par l’autre produisent 6323 : ce dernier nombre doit être multiplié par l’épaisseur du mur tjue nous supposerons être de

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45 centimètres. — 6325 multipliés par 45 produisent 28 mètres 462 millimètres cubes.

Comme on a quatre décimales (65 et 45), ces quatre chiffres doivent être retranchés à la droite de la somme totale, ce qui donne les 28 mètres et les 462 millimètres.

Il est d’habitude de ne tenir compte en calculs de construction que de deux, tout au plus de trois nombres décimaux. La fig. 430 indique avec son texte comment on mesure le cube des voûtes. Quant à ce qu’on nomme les légers ouvrages, les enduits, etc., on les compte par superficie ; c’est donc une seule multiplication à faire , la hauteur par la longueur pour les pans de bois, la longueur par la largeur pour les plafonds. La fig, 447 indique la manière de mesurer les corniches.

Quant à la charpente, il faut avoir sous les yeux le plan des planchers , le détail en élévation des pans de Lois et des fermes du comble, et puis calculer le cube de chaque pièce de bois, grande et petite , indiquée sur les dessins. C’est une opération très-longue et peu récréative pour quiconque n’est pas du métier.

Mais on peut se dispenser de cette opération quand on sait que les planchers ordinaires emploient en constante sept centimètres cubes de bois par mètre carré ou superficiel : les planchers plus forts que les ordinaires emploient huit centimètres cubes par mètre carré. Nous allons donner un exemple de ce calcul. On a un plancher de 7 mètres 50 centimètres de longueur sur 5 mètres 50 centimètres de largeur. Ces deux nombres multipliés ensemble produisent 41 mètres 250 millimètres, qu’il faut multiplier par 0 mètre 7 centimètres (O”^). Le produit en sera 2 mètres 887.

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Les pans de bois de 22 centimètres d’épaisseur emploient 5 centimètres cubes de bois par mètre carré ou superficiel ; ceux de 15 centimètres d’épaisseur emploient 6 centimètres cubes de bois par mètre carré. Exemples : on a un pan de bois de 22 centimètres d’épaisseur, de 6 mètres 15 centimètres de longueur, sur 4 mètres 10 centimètres d’élévation. Multipliez 6m, 15 par 4'", 10, ce qui produit 252150 qu’il faut multiplier par 5 centimètres (O™, 05).

Ce qui fait 1 mètre 260 millimètres cubes.

Pour un pan de bois de 15 centimètres d’épaisseur, si l’on prend les mômes hauteur et largeur, on aura 1 mètre 512.

Quand on a les cubes , on multiplie par le prix, et il en est de môme pour les superficies. Ainsi 21 mètres 25 centimètres cubes de bois mis en œuvre, à 95 francs le mètre cube, produisent 2018 francs 75 centimes.

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Le montant de la couverture est aisé à calculer. C'est la superficie des différents rampants multipliés par le prix soit de l’ardoise, soit de la tuile ou du zinc.

On peut convenir avec le menuisier du prix du mètre courant de portes, de fenêtres , de persiennes, de volets, de lambris, de plinthes, etc.

Le devis de la serrurerie est plus difficile. Mais on peut calculer le poids des gros fers et le multiplier par le prix courant. On peut se rendre compte de la quantité de serrures , de pentures , de gonds , d’arrêts de persiennes, d’espagnolettes ou de crémones, d’équerres, tous objets dont on peut savoir le prix d’avance , la pose comprise ou non.

Quant à la peinture, elle se mesure superficiellement, et l’on peut facilement se rendre compte, avec l’assistance d’un peintre, comment on doit s’y prendre pour métrer la peinture soit à la colle , soit à l’huile, soit à deux, soit à trois couches.

Pour la plomberie , il y a des objets qui se paient au poids et d’autres au mètre courant.

Nous donnons dans la bibliographie le titre des ouvrages qui peuvent servir à établir un devis aussi bien qu’à la vérification des travaux achevés.

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