BATTAGE DES PIEUX 01! PILOTIS. — SONNETTE A T! B ANDES
blés. Douze volées de trente coups par heure font trente-six coups, soit six coups par minute y compris les repos et le temps de mettre en fiche.
Pour avoir la quantité d’action par chaque homme, il faut multiplier entre eux les nombres
587, le poids du mouton,
Mo, la hauteur à laquelle on l’élevait,
360, le nombre de coups par heure,
10, le nombre d’heures de travail,
et diviser le résultat par 38, nombre d’hommes.
On obtiendra ainsi pour le travail journalier de chacun d’eux 80,630 kilogrammes, nombre supérieur à celui qu’on trouve, en supposant qu’un homme lève un poids de 18 kilogrammes à 0"‘,20 de hauteur et frappant 36 coups par minute pendant six heures , ce qui fait 77,760 kilogrammes.
Le mouton est une forte masse, prismatique, ordinairement parallélipipédique, soit en bois soit en fonte de fer, qui est destiné à frapper avec force comme un gros marteau sur la tète des pieux pour les enfoncer dans le sol. Il peut être tiré d’un bout de poutre; il doit être fretlé ou cerclé à ses deux extrémités supérieure et inférieure, et son poids être tel que huit à dix hommes puissent facilement le lever, c’est-à-dire de H4 à 180 kilogrammes.
Dans les pays où, comme en Allemagne par exemple, l’on construit des sonnettes à un seul montant, le mouton est maintenu dans sa position au moyen de guides ou bras encastrés, et ces bras eux-mêmes sont munis de boulons mobiles transversaux, qui glissent sur les faces de derrière et de devant du montant, et qui permettent aux guides de glisser à leur tour sur les faces latérales de ce dernier. Mais celte sorte de machine ne peut être employée que dans des travaux légers, où il ne s’agit que d’enfoncer des pieux de moyenne grosseur à peu de profondeur.
Voici comment cette sonnette est construite :
Sur la semelle a s’élève le montant b, d’environ 5 mètres de hauteur, assemblé à tenon et mortaise dans la semelle et consolidé au moyen de deux équerres placées sur les faces latérales
angle droit du montant sur la semelle est assurée latéralement par deux pièces biaises ou contrefiches (ce), assemblées à tenon et mortaise dans le monlantet dans la semelle. A leur extrémité supérieure, elles sont encore consolidées par un boulon à écrou (/). Cette machine, composée de la semelle, du montant et des contrefiches, est posée sur une sorte de plancher, formé de poutrelles et de madriers sur lesquels se placent les ouvriers, et de manière à ce qu’elle se trouve derrière le pieu à battre. A l’extrémité supérieure du montant, de chaque côté, est pratiqué un œil en fer dans lequel passe un crochet fixé à un montant léger ou gaule qui aboutit au plancher. Cesdeux petits montants
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biais [(/ri) maintiennent le montant principal dans sa position verticale, et servent aussi à maintenir la sonnette en
équilibre quand on la change de place ou de position. Ces deux petits arcs boutants dd sont ferrés en pointe à leur extrémité inférieure.
La poulie e, sur laquelle est conduite la corde qui soulève le mouton, est pratiquée dans une mortaise spacieuse qui traverse le montant principal de part en part. La tôle du montant est consolidée par une ferrure boulonnée , dans laquelle tourne aussi l’axe de la poulie, ainsi que l’indique la (ig. 58.
Les figures 59, GO, montrent le mouton de face et de côté. La dimension horizontale du mouton est déterminée par celle du montant, car il faut que les guides ou bras encastrés puissent glisser le long des deux faces latérales de ce montant, en ayant soin de laisser pour le jeu une petite distance de deux à trois millimètres. Supposons que l’épaisseur du montant soit de 18 centimètres, celle des guides ou bras de 10, on aura pour la longueur horizontale de chaque face du mouton 58 centimètres i millimètres. Il est clair que la hauteur du mouton est déterminée par le poids qu’on lui donne : cette hauteur est d’ordinaire de un mètre à Im,30. Les guides du mouton encastrés entièrement dans ce dernier, comme nous l’avons déjà