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MÛRS EN PIERRES DE TAILLE

indiquera la distance des deux autres plans BKL, DHM parallèles aux premiers. L’intersection de ces deux derniers plans donnera une ligne IP ou axe d’équilibresur lequel doit se trouver le centre de gravité du solide.

Pour déterminer ce point G, on supposera un troisième planNOF, perpendiculaire aux précédents, c’est-à-dire horizontal, sur lequel on peut supposer que le solide est placé. On cherchera encore, par rapport à ce plan , les moments des pyramides, en multipliant leur cube par la distance de leur centre de gravité ; divisant ensuite la somme de ces produits par le cube du solide entier, le quotient donnera sur l’axe la distance PG de ce troisième plan au centre de gravité du solide irrégulier.

Fis. 97

Mur* en pierres de taille.

Les murs élevés en pierres naturelles, taillées régulièrement, et qu’on nomme pierres de taille, sont construits généralement selon les règles que nous développons pour la construction en brique et à laquelle nous renvoyons page 196 et suivantes.

Quand la construction en pierres de taille est bien exécutée , elle se distingue par une grande stabilité et une longue durée. La presque totalité des pierres de taille employées ont une forme parallélipipédique deux fois aussi larges et quatre fois en viron aussi longues que leur hauteur. Cependant celte dimension n’est point absolue, mais relative aux lits de la pierre dans la carrière. Les pierres de taille cubiques ne donnent pas de bonne liaison : il faut éviter leur emploi ; et si la longueur de la pierre dépasse quatre fois sa hauteur, elle est souvent sujette à se casser.

212 LA SCIENCE DES CONSTRUCTIONS

En thèse générale lu les pierres de taille doivent avoir des faces unies et régulières, et point d’angles ni d’arètes aigus; 2° dans les murs de peu d’épaisseur, la pierre de taille doit être placée selon la longueur de sa dimension, et dans les murs épais, alternativement en longueur et en parpaing, les intervalles étant remplis exactement avec des pierres régulières. II va sans dire que les assises ne doivent pas s’élever identiquement les mêmes les unes sur les autres, mais que les joints doivent être alternés ainsi que le montre la fig. 99. 3° II faut que les pierres d’une assise aient la même

! 1 hauteur ; quant aux assises, leur éléva-

| tion peut varier sans nuire à la solidité.

. | 4° Il faut que les faces horizontales des

pierres ne soient pas concaves , mais j | plutôt convexes. 5° Enfin, il faut que

‘ " Je mortier soit composé de chaux

grasse et de sable fin et pas trop épais : car le mortier sert moins à la liaison des pierres qu’à remplir les interstices et les joints, pour former un lit régulier et convenable pour les pierres.

Comme c’est l’effet de la pesanteur qui unit les pierres les unes aux autres, il est évident que plus elles seront grandes, plus elles auront de stabilité et plus leur union sera solide ; mais il faut, comme nous l’avons dit, que leurs lits soient bien dressés et dégauchis, afin quelles portent également partout, car plus elles sont grandes, plus elles sont sujettes à se rompre lorsqu’il se trouve des endroits qui ne portent pas.

Les pierres qui ont trop peu d’épaisseur relativement à leur longueur se rompent sous la charge. Plus les pierres ont d’épaisseur relativement à leur longueur, plus elles sont à même de résister à un tassement inégal , qui pourrait provenir de ce que les pierres ne portent pas également dans toute l’étendue de la surface de leurs lits, ou parce que ces surfaces n'auraient pas été exactement dressées et dégauchies.

Les pierres cubiques d’une assez forte dimension sont celles qui soutiennent le mieux de fortes charges ; elles ont cependant moins de stabilité et ne forment pas assez de liaison entre elles.

Lorsqu’on a des pieires dures d’une grande fermeté, et qui

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