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La cuirasse de la toiture

I. Hôraeou à Olympie. — II. Temple C à Sélinonte. — III, IV. Temple d'Aphaia à Egine.

point de leur cours, quand le plan du naos comportait deux rangées de soutiens isolés, et par le mur du sanctuaire quand l'édifice était flanqué de portiques (208, ni, v, vi). Prudemment, on employait des pièces du plus fort équarrissage : au temple de Poséidon à Psestum, les chevrons mesuraient 22 centimètres de côté et les logements des grosses poutres annoncent des sections de 61 à 72 centimètres, que, par ailleurs, les devis de l'arsenal du Pirée fixent à 75 centimètres!

La cuirasse de la toiture prête aux mêmes observations que la corniche ; comme celle-ci, elle constitue un organe parfaitement approprié

Entraits de la cathédrale de Messine = 15 mètres : de celle de Monreale = 14m,30. Nef centrale du Parthénon = IK82.

314 l'architecture égéenne HELLÉNIOUE

à sa fonction, raisonné jusque dans les moindres détails, au point que, pour un peu, on trouverait les précautions qu'elle manifeste excessives. eu égard à la sécheresse du climat. De bonne heure on la lit de tuiles Tantôt on posait celles-ci directement sur le squelette de la charpente, tantôt on interposait un conclus de planches ou encore — comme nous Tapprend le devis de l'arsenal du Pirée — le dispositif, très propre h empêcher réchauffement de la charpente, d'un planchéiage et d'un garni en terre (208, n).

Les tuiles furent conformées d'abord, en demi-cylindres aplatis (209,i), puis en plateaux à rebords, grands et minces1. Depuis le faîte, chaque langée empiétait sur la suivante, de façon à empêcher les infiltrations; même on faisait saillir à la partie supérieure de chaque plateau un épauleraient, en vue de faire obstacle à un refoulement de l'eau par le vent ou à une régression par capillarité. Les rebords jointifs étaient pinces par des couvre-joints hémicylindriques ou triangulaires, superposés de la même façon. Il en était de même pour les rangs suprêmes, de part et d'autre du faite (209) . De minutieuses précautions étaient prises pour éviter un ruissellement sur les façades. Le long du rampant du fronton, les tuiles extrêmes se relevaient, pour constituer un rebord dénommé cymaise, qui forçait l'eau à descendre jusqu'à une gargouille d'évacuation (209, iv. 199, a, b. 205-255-257). Quant à la dernière rangée de chaque versant, tantôt — il en était ainsi au Parthénon, au Théseion, au temple de Pbigalie, à Egïne — elle débordait légèrement la corniche ; tantôt, comme il était de mode en Sicile, elle posait sur un chéneau pourvu de gargouilles, qu'on façonna d'abord en poterie, plus tard en calcaire (255-257).

Dès la première moitié du vie siècle, la tuile en terre fut concurrencée par une en marbre, de l'invention de laquelle les anciens faisaient honneur à un certain Bvzès de Naxos ; à partir du Ve siècle, son emploi fut prévu par tout programme soigné2.

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