I. ARCHITECTURE EGEENNE HELLENIQUE
il eûi sos époques d'enfance, d'adolescence, de maturité, contemporaines respectivement du vne siècle, du \i°. de la deuxième moitié du ve. Mais, outre que sa vieillesse fut singulièrement plus longue et plus verte, son développement . à le considérer dans son ensemble ou dans chacune de ses périodes, ne révèle point au même degré cette unité, cette sûreté, ce raffinement dans le perfectionnement qui recommandent son rival ; il
comporte au contraire une part assez considérable d'errements et d'innovations.
Le mur.
D'une manière générale, ce que nous avons dit de la plastique du mur. selon le mode dorique, vaut pour l'élément correspondant d'un édifice de style ionique ou corinthien, sous réserve des différences secondaires que constituent, surtout à partir du ive siècle, une multiplication des mouvements et une ondulation des profils. Les accidents du modelé consistaient en creux comme en saillies. C'étaient des ciselures en bordure des joints de l'appareil, comme au monument choragique de Lysikrate (190) ; des niches encadrées par des corniches et des colonnes, comme celles qu'on voyait au portique d'Alhéna Polias à Pergame et au péribole de TAphrodision d'Aphrodisias: des pilastres, dont le Didymeion, les propylées du temple d'Athéna à Priène offrent des exemples (232), et des colonnes engagées telles qu'en exposaient le Philippeion d'Olympie ou le monument choragique de Lysikrate (11)0).
Richement définies par des chambranles à nombreux ressauts, surmontées de corniches que soutenaient des consoles, des portes comme celle de la façade septentrionale de l'Ereehlhéion, suffisaient presque à la parure d'un vaste pan de muraille (262). Bien que plus simple, l'encadrement des fenêtres, avec sa mouluration détaillée et les crossettes qui marquaient les extrémités du linteau, constituait, lui aussi, un rehaut très appréciable.