Le chapiteau en forme de calice
I. Chapiteau de la Tour 'les vents à Athènes. — II. ld. du théâtre île Dionysos.
Nouvel Empire).
[II. Chapiteau égyplie»
avec celle d'un calice à couvercle carré débordant, qu'envelopperaient deux colliers de feuilles, l'un étroitement appliqué à sa surface et montant
jusqu'à sou sommet, l'autre évasé du haut et limité à la zone inférieure. Le feuillage du premier est toujours lancéolé, tandis que celui du second est tantôt de la même espèce — il en est ainsi à la Tour des Vents d'Athènes (247, 1), tantôt celui de l'acanthe, comme c'est le cas pour une colonne votive trouvée au théâtre de Dionysos, dans la même ville (247, n). C'est encore aux bords du Nil, en passant par Chypre, qu'aboutit la recherche des origines de ce type : car il répète celui de l'ordre campaniforme, sauf les deux différences d'une exécution en relief du décor que l'art égyptien se bornait à simuler par la peinture, et de l'addition d'une tablette saillante (247).
La formule corinthienne.
La troisième classe, la dernière à citer dans l'ordre chronologique, mais celle dont la fortune fui de beaucoup la plus brillante à partir du ive siècle, est celle des chapiteaux corinthiens. D'abord employée pour les colonnades intérieures, elle fui présentée en façade par l'architecture hellénistique déclinante, notamment au temple de Zeus à Labranda et à l'Olvmpieion d'Athènes (l(i(i .
Le chapiteau corinthien devrait son existence, si nous en croyons Vitruve, à l'invention d'un orfèvre de la fin du ve siècle, originaire de Corinthe, Kallimachos, celui-là même qui façonna la lampe d'or du sanctuaire d'Athéna à l'Erechtliéion J. La
248. — L'ordre corinthien de la tholos d'Epidaure. (Restitution de Defrasse. D'après Defrasse et Lechat, Epidaure )
' Suivant une gracieuse légende, il aurait été inspiré par le spectacle d'une touffe d'acanthes enveloppant, sur la tombe d'une jeune fille, une corbeille dont le couvercle, l'ait d'une tablette débordante, aurait forcé les feuilles à se recourber.
366 l'architecture égéenne hellénique
vérité est qu'il était connu avant l'époque de Kallimachos, puisque,
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