La courbure corinthienne
I. Olympieion à Athènes. — II. Temple de Zeus à Labranda. - III. Tholos d'Epidaure. — IV.
Incantada à Salonique. — V. Temple do Cl. i lésar ii Ephèse.
Labranda, au
(251 , n. m, îv).
L'architecture grecque n'éprouva pas le besoin de créer un troisième ordre et, quand elle employait le chapiteau corinthien, elle empruntait le reste de l'élévation à la variété asiatique du mode ionique : soit un fût strié de 24 cannelures, une hase attique sur plinthe carrée, un entablement à trois étages avec corniche à denticules. La mise en proportion des éléments était semblable \ mais leur plastique comportait des nuances : la conicité du fût étafl moindre et son galbe moins marqué ; la corniche était parfois — comme on l'observe au temple de Claudius César à Ephèse — soulignée par un chapelet de consoles (251, v); surtout, la frise était moins haute et différenciée par un profil sinueux dont on voit comme une ébauche à la tholos d'Epidaure et des réalisations très franches au temple de temple de Claudius 'César à Ephèse. à Salonique, etc. Une particularité — notable sur la « colonne des danseuses •>
1 Rapport du diamètre de la colonne à sa hauteur :
Olympieion d'Athènes : relui de I ;i s,s--
Temple de Labranda : celui de l à 9,30.
Temple de Claudius César àEphèsc : celui de I à 10,50.
Monument choragique de Lysikrate : celui de I ii lu. 70.
Conicité par mètre,
Monument choragique de Lysikrate, 0,013.
Olympieion d'Athènes, 0,0145.
L'entre-colonnement équivaut, à l'Olympieion, à I diamètre '■> 4 : à Labranda, à un peu plus <]r 2 diamètres.
découverte à Delphes, sur des fragments exhumés à Athènes et sur des représentations par les peintures des vases — est une curieuse conformation naturaliste du fût à l'image d'une tige articulée, avec colliers
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252. — Ante et partie du mur du naos du temple de Rouie et d'Auguste à Ancyre. Restaur. de Guillaume. (D'après Perrot, Guillaume... E.iplor. de la Galatie.)
de feuilles d'acanthe à la naissance du tronc et au-dessus de chaque étranglement (189). Quant à Tante, son aspect était tantôt celui d'une tête de mur à la mode ionique, tantôt — ainsi au monument d'Aneyre (252) — celui d'un pilastre à chapiteau, tantôt — comme à l'entrée du stade d'Olympie — celui d'une colonne engagée.
L ARCHITECTURE KGEENNE HELLENIQUE