Temple de Vesta à Tivoli
d'art latins compilèrent, en des ouvrages dont celui de Vitruve nous offre un spécimen.
C'est sans doute à l'architecture punique d'Afrique et de Sicile que les Romains furent redevables de leur système préféré de bâtisse par concrétion de blocage et de mortier de chaux '.
• Cf. p. '.70.
446 l'architecture romaine
Enfui, du fait que la pratique Je la construction voûtée en briques cuites fut postérieure au contact de Rome avec l'Orient mésopotamien, on peut inférer qu'elle lui en a emprunté le principe.
Cependant il importe <le bien spécifier que les Romains dominaient leurs emprunts et que. s'ils employaient des étrangers, ils les asservissaient non seulement à leurs méthodes, mais aussi à leurs conceptions et à leur goût propre. Car il y eut un goût romain, dont la suite de notre étude manifestera la réalité et les caractéristiques.
Aussi bien, n'est-il que juste de signaler que l'Occident romain ne fut point improductif d'architectes de valeur : témoin Cossutius qui, vers 175 avant notre ère, fut chargé par Antiocbos Epipliane de construire l'Olympieion d'Athènes; Yalérius d'Ostie, auteur du Panthéon d' Agrippa; Secerus et Celer qui travaillèrent pour Néron; Ralnrius qui rebâtit, pour le compte de Domitien, le temple de Jupiter Capitolin ; Ju/ius Lacer qui, sous Trajan, édifia le pont d'Aleantara...
Etant donné l'immensité de l'Empire romain, la diversité physique de ses territoires, la variété de ses populations, l'ancienneté et la vitalité de la civilisation de plusieurs d'entre elles, il était fatal qu'il comptât plus d'une école architecturale. Effectivement, à un examen institué de notre point de vue, il révèle une grande séparation en deux aires, l'une occidentale, l'autre orientale, en deçà et au delà du méridien de l'Adriatique, et une subdivision de l'une et de l'autre en plusieurs provinces.
La légion occidentale, la seule proprement romaine, fut le domaine de la construction en briques ou par concrétion de blocage et de mortier, et de la décoration eu placage. On y reconnaît une école métropolitaine , à laquelle ressortirent plus spécialement Rome, la Campagne romaine et, dans une moindre mesure, l'Italie centrale et septentrionale ; une école de l'Italie méridionale et de la Sicile, fortement imprégnée d'hellénisme ; une école africaine, active de la Tunisie au Maroc, qui associait à des éléments gréco-romains quelques-uns d'origine punique ; enfin, une école gallo-romaine qui se signala par une exécution exemplaire et par de séduisantes qualité d'élégance et de grâce.
La section orientale ne tint à l'occidentale que par un petit nombre .de liens tirs lâches; elle s'en distingua par la pratique constante d'une bâtisse eu pierre appareillée, parfois liée au mortier, et par une réalisation du décor au moyen d'une sculpture de la matière constructive.
La Grèce et F Asie Mineure restèrent dans l'ornière hellénique, à peine