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Une rue à Pomper

qu'elle opérait dans le sud ou le nord de la contrée — jusqu'à des solives, des portes, des armoires, et qui s'entendait à la couverture par coupole; la Judée, au temps des princes iduméens et de l'administration romaine, où un style composite allia des formes phéniciennes et des motifs helléniques et arabes ; 1' 'Arabie Pétrée, enfin, qui pratiqua une architecture pittoresque et fantaisiste, hybride comme la précédente1.

Depuis le milieu du ine siècle environ avant notre ère jusque vers le

Cf. tome II : livre 1. Troisième partie, première section et quatrième partie, première section.

milieu <lu m' siècle après, l'architecture romaine fut entraînée par une évolution, en grande partie consécutive à celle de la société romaine et passa par quatre phases

Durant une première, qui Sv termina vers le milieu du 1er siècle avant J.-G. régna un style étrusco-hejJénique, mais d'expression bien romaine, franc, sobre, avec d'incontestables qualités de caractère et de dignité. La construction monumentale était exclusivement lapidaire, presque toujours en tuf et en calcaire fruste, masqués par un enduit de stuc, et parfaitement appareillée. La décoration était modérée, la plastique ferme et pure. Le sarcophage de Scipio Barbatus, les temples de la Piété, de la Fortune « virile », de la Fortune à Préneste, le Tabularium de Rome, le temple de Vesta à Tivoli jalonnent cette première étape.

Au déclin de la République, l'élément grec, sous sa forme hellénistique et surtout alëxandrine, gagna du terrain, en même temps que s'accusait une tendance à forcer l'effet par un développement de la plastique et de la parure : le changement est sensible dans un édifice comme le temple d'Hercule à Gori. Sous le principat d'Auguste, il se précipita, en conséquence de la faculté de multiplier et de raffiner la sculpture que permit la substitution d'une bâtisse en marine à celle en pierre du pays. Un appareil excellent, de superbes ensembles, de magnifiques détails recommandent cette deuxième époque, que représentent le portique d'Octavie, le théâtre de Marcellus, le porche du Panthéon, la Maison carrée de Nîmes, le temple de Castor et de Pollux (de « Jupiter Stator »), celui de Mars Vengeur, le Forum de Nerva, celui de Trajau, le Cotisée...

Un troisième âge, synchronique de l'ère des Antonins soit, en gros, du 11e siècle de notre ère, se distingua par le triomphe de la construction en briques cuites et en conglomérat de blocage et de mortier sur celle en pierre détaille, et par une profusion de décoration adventice en matières précieuses, qui trahit des influences orientales. Les temples de Rome et de Vénus, d'Antonin et de Faustine en sont des témoins.

Avec le 111e siècle commença une dernière période. Elle est marquée par le contraste d'une grave dégénérescence du sentiment de l'effet avec une remarquable persistance des plus brillantes facultés constructives : tandis que par des moyens simples et économiques étaient réalisés des chefs-d'œuvre de convenance et des merveilles de vastité, la richesse des matières était préférée à la beauté des formes, et une folle multiplication des ornements engendrait une confusion d'aspect d'autant plus caractérisée que les motifs perdaient de leur relief et que le travail s'amollissait.

La passion du colossal est également signalétique de l'art de ce temps, dont le souvenir est gardé par l'arc de Septime Sévère, les thermes de Caracalla, ceux de Dioclétien et son palais de Spalato, les temples de Palmyre et de Baalbek, la basilique de Maxence et de Constantin, celle de Trêves, l'arc de Constantin.

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