Porte du Panthéon. (Restaur. de Paulin
helléniques d'une part et, de 1 autre, un dérivé d'origine étrusque dit toscan, un composé d'ionique et de corinthien dénommé composite dont la vogue commença au ni' siècle, enfin des inventions d'un caractère fantaisiste contemporaines du déclin de l'Empire. En fait, elle dédaigna le dorique dont la sévérité ne répondait pas à son idéal de richesse : elle lit peu de cas de l'ionique dont l'élégance s'accordait mal avec la pompe de ses ordonnances; par contre, elle usa volontiers du toscan, aima le composite et raffola du corinthien.
EFFET PAR LA PLASTIQUE UE DETAIL '. ORDRES
En ce qui concerne les types grecs, elle se trouva entraînée par sa passion de l'effet à forcer leur expression plastique par un modelé plus contrasté et plus compliqué et à la corser par le mariage d'éléments empruntés à deux d'entre eux : ainsi, par la superposition d'en entablement dorique et d'une colonnade corinthienne. D'autre part, le souci de l'économie de temps el de main-d'œuvre inclina les Romains à préférer à
Tombeau rupestre à Petra (Khazné) (D'après Durm, op. cit.
l'onéreux raffinement de courbes cherchées au gré de l'œil, la simplicité pratique de celles qui naissent d'un tour de compas.
Quand un arc était soutenu par des colonnes, celles-ci en recevaient les retombées, non point immédiatement sur leur chapiteaux, mais par l'intermédiaire d'une partie d'entablement (336, n; 343). C'est seulement à l'extrême déclin de l'Empire que devint usuel un système de raccordement direct des deux éléments dont les ruines de Pompéi attestent l'emploi, exceptionnel, antérieurement à l'an 79 de notre ère (336, m).
Au nombre des caractéristiques des écoles de Syrie et d'Asie Mineure, compte un parti-pris assez singulier de retrousser en forme d'arc l'architrave de l'entre-colonnement central d'un portique de façade (337, i) ; l'arc