LIVRE I. — CHAPITRE PREMIER
faux (fig. 9), et diminuent d’autant la longueur du bloc monolithe qui recouvre le-tout..
Porte des Lions. — La fameuse porte des Lions, a Mycénes (fig. ro), est des plus simples, et par ses dic- positions d’ensemble elle nese :
distingue pas sensiblement des autres portes pélasgiques; mais on y remarque dans le détail une préoccupation curieuse a cette époque primitive, de répartir avec plus de logique les efforts verticaux de la con- PORTE A PHIGALIE. struction. Ses deux jambages
monolithes sont légérement inclinés‘’un vers lautre, afin de diminuer la portée du linteau qu’elles recoivent. Il a4™5o, y compris les queues reposant sur les jambages. Par surcroit de précaution, au-dessus de cette énorme pierre, le constructeur a ménagé un vide triangulaire déchargeant le linteau, en reportant sur les montants le poids considérable du mur; ce triangle a 2™ 90 de hauteur sur 3 métres de longueur a la base, et les assises de la muraille, avancant en encorbellement, jusqu’a se rencontrer, en forment les ctés.
A Vintérieur du tympan triangulaire ainsi déterminé, on a encastré une dalle de pierre calcaire; on y voit un bas-relief représentant deux lions debout (fig. 11), les pattes de devant appuyées sur une plinthe qui supporte une petite colonnette demi-circulaire présentant une légere diminution de haut en bas. Le chapiteau est formé de plusienrs anneaux, surmontés d’une
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sorte d’échine et d’un tailloir’; au-dessus est une petite frise ornée de quatre rosaces avec un deuxieéme tailloir. La base de la colonnette se compose d’un simple tore -reposant sur un soubassement général formé dé deux plinthes reliées par une scotie.
Les tétes de lions du bas-relief ont disparu; elles étaient peut-étre en métal, ainsi que sembleraient l’indiquer les trous des scellements, encore visibles sur le bas-relief.
Ce curieux spécimen de sculpture archaique n’est pas le seul qui ait existé a Mycenes. Des fouilles ont mis au jour des fragments de colonnes de porphyre ornées de spirales singuliéres, des palmettes, des frises, qui prouvent abondamment, a cette époque primitive, la ‘préoccupation d’une décoration sculptée accompagnant l’architecture.
La porte des Lions était précédée ou plutdt défen-
due par un défilée de 15 métres de long surg métres
de large, formé par les hautes murailles de l’acropole; la porte n’était pas percée dans l’axe de ce deéfilé (fig.12). L’entrée du Nord. était aussi précédée d'un defilé semblable; mais sa construction, plus ancienne peutétre que celle de la porte des Lions, est moins ingeénieuse et présente un aspect sensiblement different : son linteau, au lieu d’étre surmonté d’un triangle de décharge, est, au contraire, chargé lui-méme de deux gros blocs juxtaposes formant un second linteau (fig. 13-14). Il est bon d’ajouter que le premier, en raison de ses
1. Pour l’explication des termes d’architecture, voyez chap. 111, §1: Notions préliminatres.
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€normes dimensions, offrait une résistance suffisante pour supporter le mur.
La vieille porte d’Orchoméne est construite comme Pentréé du Nord & Mycénes, mais elle est précédée a
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