FIG. 211. — AGORA D’OLYMPIE
peecile d’Olympie, qui occupait tout un cété de l’agora (fig. 211). Mais, a Athénes, on appelait plus spéciale- ‘ment pecile une salle située a l’entrée de l’acropole. On y pénétrait par les portiques latéraux des propylées. Ce poecile avait été peint par ‘Pancenos, Micon et Polygnote, dont les tableaux représentaient la bataille de Marathon, ou les divinités protectrices des Athéniens luttaient pour l’armée athénienne, et les combats des
Grecs contre les Amazones.
ARGHIT, GRECQUE, 85
§ Il. — Gymnases et palestres.
Les palestres et les gymnases formaient un méme établissement comprenant des espaces plus ou moins étendus, entourés de portiques et appropriés aux différents exercices du corps : la lutte, la course, le saut, le disque et le javelot.
Ces édifices comprenaient des salles disposées en exédres, des bains chauds et froids, ainsi que des endroits affectés aux cours publics de littérature et de philosophie.-
Les palestres étaient une nécessité de la civilisation grecque; toutes les villes en possédaient. Les plus connues par les écrivains anciens sont celles du Lycée et de l’Académie; c’est sous leurs portiques que Platon, Socrate, Aristote enseignaient les principes de leur belle philosophie.
Description de Vitruve. — A propos des palestres, Vitruve dit :
« Ils doivent comprendre des péristyles carrés et longs qui aient deux stades de tour. Trois des portiques, A (fig. 212), de ce péristyle doivent étre simples et le quatriéme, B, exposé au midi, doit étre double, afin que le vent ne puisse pousser la pluie jusqu’au fond, Le long des trois portiques simples sont de grandes salles ou sont disposés des exédres, C, pour les philosophes, les rhéteurs et les autres savants. Le long des doubles portiques se trouvent : au milieu, )Ephébéum, D, salle spacieuse, plus longue que large,
LIVRE V. — CHAPITRE TI, - aay @un tiers; a sa droite, est le jeu de paume, E; ensuite viennent le Chonistérium, F, et, dans le retour du portique, le bain froid, G. A gauche de l’Ephébéum est ‘Pendroit appelé PEléothésium, H, auprés duquel est le lieu frais, I, d’ou l’on communique, par un couloir,