LIVRE V. — CHAPITRE III
Pausanias vante une disposition célébre de boxes adoptée par l’architecte Cléetas 4 Olympie pour rendre plus régulier le départ : « Les chars étaient renfermés dans des espaces séparés et disposés suivant une courbe qui leur permettait de partir au signal, sans qu’aucun d’eux edit l’avance sur les autres. » Cette barri¢re. courbe au départ fut adoptée dans toute la Gréce et imitée par les Romains. .
Les hippodromes ne paraissent pas avoir été Vobjet de recherches plus grandes, ni de dispositions architecturales plus savantes, que celles que nous venons d’indiquer; en passant chez les Romains, ils deviendront au contraire les monuments ou on entassera le plus grand luxe d’architecture.
§ II. — Les Thédtres, les Odéons, les monuments choragiques.
L’emplacement adopté pour la construction des théatres n’était pas indifféremment choisi; on les adossait au penchant dune colline taillée en hémicycle et les gradins étaient par
fois simplement Pra- ere. 217, — THEATRE DE SEGESTE, tiqués a méme le rocher. A Ségeste (fig. 217), celui qui se trouve sur le
flanc de la colline, faisant face au temple, a 63 métres de diamétre; la scéne dont il reste quelques ruines avait pres de 25 métres et l’orchestre 16 métres.
Le théatre d’Argos pouvait, dit-on, contenir vingt mille spectateurs; il avait 135 métres de diamétre. Mais celui de Mégalopolis était, au dire de Pausanias, le plus grand de toute la Gréce (145 métres de diamétre); l’emplacement est seul reconnaissable a la forme du terrain, car les pierres des gradins et celles de la scéne ont depuis longtemps disparu.
Taillé dans le flanc d’une colline, le théatre d’Epidaure posséde encore intacts cinquante-deux de ses gradins de-marbre blanc. Il pouvait contenir douze mille personnes et son orientation était telle que, dans . Paprés-midi, les spectateurs étaient assis a l’ombre. On ne sait, du reste, si ces édifices restaient a ciel ouvert pendant les représentations, ou s’ils étaient couverts d’un « velarium »; et on pense que l’exposition au nord, assez généralement adoptée, était la seule precaution prise pour défendre les spectateurs des rayons du soleil.
Le théatre grec comportait comme les théatres modernes trois divisions nécessaires : la scéne destinée aux acteurs, l’orchestre réservé aux chceurs, les gradins pour le public.
Scene. — La scéne se composait d’un espace rectangulaire peu profond, limité de trois cétés par des murailles. qui pouvaient recevoir une riche décoration architecturale. Dans l’axe du mur faisant face aux gradins s’ouvrait la porte dite « porte royale*» par ou pénétrait le. principal acteur. A droite et a