LIVRE V. — CHAPITRE, IY
sommet des murs et des tours servaient a l’encastrement des poutres des planchers ou se placaient les soldats pour combattre.
Assez rapprochées les unes des autres, les tours de VYenceinte communiquaient entre elles par des galeries votitées. Des escaliers et des pentes douces conduisaient de la ville aux remparts.
Les portes donnant accés dans la place étaient surtout Vobjet de défenses particuli¢rement savantes; il fallait, pour y arriver, faire de nombreux circuits entre de hautes murailles; en outre, les portes étaient gardées a droite et 4 gauche par des tours percées de nombreuses meurtriéres et elles étaient précédées d’ouvrages fortifiés bien plus importants.
On suppose que le pied des murailles était défendu par un fossé, quelquefois méme par un second mur et par un second fossé. Des tours isolées, sorte de petits torts détachés, étaient placées sur des points culminants dans des positions qu’il était nécessaire de protéger.
Les murs de l’acropole d’Athénes, rebatis, aprés l’invasion des Perses, avec tous les fragments des temples incendiés, existent encore en partie et ne sont point détendus par des tours que l’escarpement du rocher ren-
dait inutiles. Au contraire, les murailles de Poestum,
batie dans la plaine, étaient flanquées de nombreuses
tours carrées encore visibles; cette enceinte avait en-
viron 7 métres de hauteur. Une des portes, bien conservée, est couverte par une volte appareillée par claveaux. .
Les murailles de Sunium, élevees pendant la guerre
yom
du Péloponnése, présentent des parties assez completes pour étre étudiées; elles étaient baties avec le plus grand soin et défendues par des tours carrées ou rondes.
(D’aprés Blouet. Fortifications de Messéne, )