FIG, §2.—— DIVERS PROFILS DE CHAPITEAUX DORIQUES
chapiteau, aplatie dans Jes vieux temples et comme
comprimée sous le poids de l’entablement, se redresse
et s’accuse avec fermeté sous le tailloir; les moulures. ~ deviennent moins brutales, la colonne d’angle acquiert — un diamétre un peu supérieur & celui des autres’ colonnes. De rectangulairequ’elle était, la forme de Pédifice devient plus ferme et légérement pyramidale; — nous sommes arrivés aux admirables exemples du temple d’Fgine, des Propylées, du Théséion et du Parthénon. Plus.tard, a partir de la domination macé- |
Nous terminons ce que nous ayons a dire sur ordre oe dans notre evce sommaire, en donnant
-grecs n’obéissaient, pour l’étude des proportions, a aucune régle fixe, et qu’ils savaient fort bien les modifier suivant l’exigence des lieux, le caractére et la des- -tination de l’édifice.
§ III. — L’ordre ionique.
Les chapiteaux ioniques du plus ancien style pré- ‘sentent des volutes tellement développées, par rapport au diamétre de la colonne, qu’on ne compiend pas -Lemploi d’une si forte saillie: la pierre et le marbre - -sembleraient devoir éclater sous la charge de l’entable- - ment. Il ne serait donc pas impossible que le chapiteau ionique edit été, comme le chapiteau dorique, une imi-
lutes, qu’on aurait placés au sommet des poteaux supportant l’entablement des vieux temples en bois‘.
Ree eeetee Pisallerass pourrait, somme 1 Pon remarque que le les décorat en. colimagon ve nous avol
Vhomme, les. fon
cieuses de la fe
ray “§ — (9103 soin “Y — “3911 “O
‘an0ag “gq — ‘211T “O — “saanjatturs ap puio 2107 IW “N — “WET WW tap.Seusy ‘J — ‘sazeutjed ap guio uses -105) “y — ‘soinjoa sap [iq “{ — ‘Jwuvs un avd segirdgs seinjoa sop sayeards “T= {uoTea Op gtw4oj V2 toj[Iea NO anbrqy “HH 2 : DAVIN IAL,| BP 2d¥I 110g." — ouusfow a2¥q “YJ — “PAvsTYyr1e,| ap "J ogneag.-g = *SALIMYOAG.T ay eee no} t a ; 2 ! ‘(snavdsip syotjaa-seq op 294029p) soinjHoWl ap epuUOINOD ssl4y “D — “JaWavy] “gq — “Joye, up Us 09 op soir o YW. 4 ‘ 4 « ki , = 4 * af AS . { coe : | en 2 é oa al | sa X ea pa fb 2 aS n 2 a & Be Z Y > 2 nae :
“| zig = ok S “4 a Sioa 2 3 % a x {og we =
creusées le long du ue rappelaient les plis du véte- (ment, ; a Nous ne rapportons ici sPopinton de Vitruve que pour bien marquer la différence de caractére qui existe entre les deux ordres rivaux : ]’ordre dorique est Vordre| national de la forte race dorienne; ses formes, males. et austéres, ne se prétent a aucune décoration de détail, a aucune moulure sculptée d’ornements; il ne peut tirer sa beauté que de la vigueur et de la perfection : robuste de ses proportions. Au contraire, Vordre — ionique (fig. 53) se préte a toutes les élégances, aux — ornementations les plus variées et les plus riches; ie devient ordre national des Ioniens, et ‘acquiert dans leurs mains, en Gréce, au siécle de Périclés, eten Asie, avec PyiRios, le oh haut degré de grace et de perfection.
- Dans tous les monuments ioniques connus, les ‘co lonnes varient entre un peu plus de 8 et un peu moins de 9 diamétres (fig. 54); la hauteur de 8 diametres 1/25 que Vitruve assigne A la colonne ionique, peut étre considérée comme une moyenne exacte. 3 er
Ce qui caractérise le plus cet ordre, ce sont les volutes qui ornent son chapiteau. Le fat est cannelé de 24 cannelures; plus creuses que dans le dorique et d’une section approchant du demi-cercle, elles sont séparées par une cOte et non par une vive aréte. Une — base, dont la hauteur est d’un module. ou un demi> diametre, accompagne toujours la colonne.
Il y a deux sortes de bases, qu’ on distingue facile= ment par le nombre et la forme des moulures : la base ionique et la base attique. —
Empédocle
Sélinonte.
Victoire
Aptere f Athénes,
Temple
7ORDRE I1ONIQUE.
snr I’ llissus.
: ; Temple ii - @Athéna | 4 Priéne.
- Erechthéion.
Portique
Priéne,