‹ L'architecture grecqueChapitre 40 sur 189 · FIG, §2.—— DIVERS PROFILS DE CHAPITEAUX DORIQUES · texte numérisé non relu

FIG, §2.—— DIVERS PROFILS DE CHAPITEAUX DORIQUES

chapiteau, aplatie dans Jes vieux temples et comme

comprimée sous le poids de l’entablement, se redresse

et s’accuse avec fermeté sous le tailloir; les moulures. ~ deviennent moins brutales, la colonne d’angle acquiert — un diamétre un peu supérieur & celui des autres’ colonnes. De rectangulairequ’elle était, la forme de Pédifice devient plus ferme et légérement pyramidale; — nous sommes arrivés aux admirables exemples du temple d’Fgine, des Propylées, du Théséion et du Parthénon. Plus.tard, a partir de la domination macé- |

Nous terminons ce que nous ayons a dire sur ordre oe dans notre evce sommaire, en donnant

-grecs n’obéissaient, pour l’étude des proportions, a aucune régle fixe, et qu’ils savaient fort bien les modifier suivant l’exigence des lieux, le caractére et la des- -tination de l’édifice.

§ III. — L’ordre ionique.

Les chapiteaux ioniques du plus ancien style pré- ‘sentent des volutes tellement développées, par rapport au diamétre de la colonne, qu’on ne compiend pas -Lemploi d’une si forte saillie: la pierre et le marbre - -sembleraient devoir éclater sous la charge de l’entable- - ment. Il ne serait donc pas impossible que le chapiteau ionique edit été, comme le chapiteau dorique, une imi-

lutes, qu’on aurait placés au sommet des poteaux supportant l’entablement des vieux temples en bois‘.

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creusées le long du ue rappelaient les plis du véte- (ment, ; a Nous ne rapportons ici sPopinton de Vitruve que pour bien marquer la différence de caractére qui existe entre les deux ordres rivaux : ]’ordre dorique est Vordre| national de la forte race dorienne; ses formes, males. et austéres, ne se prétent a aucune décoration de détail, a aucune moulure sculptée d’ornements; il ne peut tirer sa beauté que de la vigueur et de la perfection : robuste de ses proportions. Au contraire, Vordre — ionique (fig. 53) se préte a toutes les élégances, aux — ornementations les plus variées et les plus riches; ie devient ordre national des Ioniens, et ‘acquiert dans leurs mains, en Gréce, au siécle de Périclés, eten Asie, avec PyiRios, le oh haut degré de grace et de perfection.

- Dans tous les monuments ioniques connus, les ‘co lonnes varient entre un peu plus de 8 et un peu moins de 9 diamétres (fig. 54); la hauteur de 8 diametres 1/25 que Vitruve assigne A la colonne ionique, peut étre considérée comme une moyenne exacte. 3 er

Ce qui caractérise le plus cet ordre, ce sont les volutes qui ornent son chapiteau. Le fat est cannelé de 24 cannelures; plus creuses que dans le dorique et d’une section approchant du demi-cercle, elles sont séparées par une cOte et non par une vive aréte. Une — base, dont la hauteur est d’un module. ou un demi> diametre, accompagne toujours la colonne.

Il y a deux sortes de bases, qu’ on distingue facile= ment par le nombre et la forme des moulures : la base ionique et la base attique. —

Empédocle

Sélinonte.

Victoire

Aptere f Athénes,

Temple

7ORDRE I1ONIQUE.

snr I’ llissus.

: ; Temple ii - @Athéna | 4 Priéne.

- Erechthéion.

Portique

Priéne,

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