‹ L'architecture grecqueChapitre 8 sur 189 · LIVRE I. — CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE I. — CHAPITRE PREMIER

rangent par assises horizontales (fig. 5), mais les joints verticaux ne sont pas perpendiculaires aux arétes des assises horizontales comme ils le seront plus tard dans le bel appareil hellénique; ils sont obliques et dirigés dans tous les sens. Ce dernier appareil a été employé a Mycénes, dans la construction de la partie des murailles qui avoisine la porte des Lions.

Aristote nous dit que les Pélasges ne connais-

FIG. §. — CONSTRUCTION PELASGIQUE.

saient pas l’équer- (3 systéme d’appareil, )

re, mais qu’ils

choisissaient chaque bloc en carriére et en déterminaient la taille au moyen « d’une régle flexible de plomb qui se pliait suivant la conformation des pierres

-quwiil fallait assembler ».

L’appareil pélasgique n’est pas particulier a la Gréce, on le rencontre en Asie Mineure, en Sicile et en Italie. -La plupart des villes de Gréce, Athénes, Epidaure, Delphes, possédent dans leurs murs des fragments de ‘construction polygonale; Sparte, Thébes, Eleusis -devaient en posséder aussi. I] est du reste prouvé que cet appareil fut encore employé longtemps aprés l’époque pélasgique.

Euripide reconnaissait, dans les massives construc-. tions dont nous venons de décrire les différents types, Yoeuvre des cyclopes, habiles ouvriers qui les auraient

baties avec « le levier, la régle et le martean ».

§ IV. — Acropoles cyclopéennes et pélasgiques, acropoles de Tirynthe et de Mycenes, les portes des acropoles, porte des Lions.

La solidité des murailles dont nous venons d’étudier successivement les divers modes, le soin qu’on met-

tait A les batir avec des blocs énormes et difficiles a dé-

placer, indiquent clairement que les premiers habitants de la Gréce avaient fréquemment a lutter contre des peuples moins civilisés ou des bandes errantes vivant de brigandages. La nécessité d’une défense commune leur. fit. rechercher, pour se réunir et établir un centre de résistance, des rochers es-

ficile; au sommet iis élevéerent de hautes et

fortes murailles qui

HG. 6. — PLAN DE L’ACROI LE

Deere ora sulvaient a peu prés ,*s sinuosités du platcau. Ces puissantes enceintes, v.‘itables citadelles dominant au loin la plaine, s’appelaient acropoies. Acropoles cyclopéennes. — La superficie de l’acropole cyclopéenne de Tirynthe est restreinte (fig. 6); elle a environ 200 métres de long sur 60 metres de large et elle est batie sur un rocher qui, dans sa plus grande

hauteur, ne s’éléve pas a plus de ro métres au-dessus

carpés, d’un accés dil- —

Re pret

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