LIVRE IV. — CHAPITRE PREMIER
-Comme au grand temple de Zeus, l’opistodome. n’était pas en communication directe avec la cella, mais formait une salle a part, a laquelle on accédait par la facade postérieure.
De nombreuses statues décoraient le sanctuaire; il n’en reste qu’une seule, c’est le superbe Hermés tenant Dionysos enfant, di au ciseau de Praxitéle. On croit aussi avoir retrouvé la téte de la statue d’Héra, statue trés primitive, qui, avec l'image de Zeus, était placée sur un piédestal ‘encore visible au fond de la cella. Malgré son peu de largeur et sa grande profondeur, la cella ne devait étre éclairée que par la porte.
Nous citerons encore, parmi les restes les plus dignes d’intérét, une curieuse antéfixe circulaire en terre cuite peinte, couronnant le fronton, quelques faitiéres, et enfin des cimaises, également en terre cuite, appartenant aussi a l Héraion.
Métroon. — On fait remonter la construction du Métroon au ive siécle (fig. 120). Les trois degrés de ce petit temple sont en pierre coquilliére, comme le reste de lédifice, et les pierres d’appareil sont reliées par des -crampons de métal. Les colonnes sont d’ordre dorique et can- pu mérroon D’oLyMPIE. nelées, par exception, de vingtquatre cannelures; leur diamétre inférieur est.de 0,85; leur diamétre supérieur est de 0,655; la hauteur des
FiG. 120. —>: PLAN
colonnes était de 4,70; l’échine du chapiteau est rectiligne et sans aucune courbure, excepté dans la partie touchant au tailloir, ou elle s’arrondit légerement. Le
METROON D’OLYMPIE, (Detail de lordre.)
fat commence immédiatement scus l’échine et
se distingue par l’ab-
sence des filets qui accompagnent d’ordinaire le chapiteau.
Le chapiteau des co-
lonnes de Popistodomeet —
du pronaos est plus petit, mais en tout semblable a celui des colonnes du péristyle.
L’entablement du Métroon (fig. 121) présente
cette particularité decon-
struction, que chaque bloc de pierre de la frise comporte a la fois un triglyphe et une métope.
Les métopes sont a peu pres carrées et ne portent aucune trace de couleur
sur le stuc. Au contraire, les triglyphes sont enduits d’une couche de bleu; le bandeau, ou tenia, qui court sous les triglyphes, est rouge ; le larmier était courogné dune cimaise, sur laquelle étaient peintes des feuilles alternativement bleues et rouges; les mutules étaient bleues, ainsi que la bande les reliant au larmier.
a a ae
qui pourraient avoir appar-
trie pour en indiquer la forme.